Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

WE à Pointe-Noire_du 11 au 14 juillet 2008

Notre WE à Pointe-Noire

Du vendredi 11 au lundi 14 juillet 2008

Fabien, Mélissa et moi !

 

Jour 1 – Vendredi 11 juillet 2008

Arrivés à 17h55 à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, aéroport A. A. Nieto, flambant neuf et moderne. Accueillis sur la piste, nous débarquons en salon V.I.P où Domenico nous attend, et profitons des quelques minutes qu'il nous reste pour rattraper plus de six ans passés sans se voir. Alors que nous devions profiter de ce week-end ensembles, notre ami reprend finalement l'avion ce soir pour régler certaines affaires à Abidjan, avant de rejoindre l'Italie. Il nous présente Vivien, son chauffeur, qui s'occupera de nous guider pendant le week-end. Une fois Domenico embarqué, nous nous dirigeons donc vers sa maison (où nous occuperons un studio attenant), située en centre-ville, rond-point du Consulat de France.

Après avoir déballés nos affaires, nous appelons Isabelle pour lui souhaiter un bon voyage, et de bonnes vacances. L'ultime au-revoir. Jasna nous appelle ensuite pour nous demander si nous sommes bien arrivés. Et oui, toujours vivants ! Pour venir à Pointe-Noire, nous avons voyagé sur la T. A. C (Trans Air Congo), une des plus sûres compagnies aériennes locales. Mais en dehors d'Air-France, ce n'est jamais sans méfiance et sans appréhension que j'empreinte ces petites lignes étrangères. D'ailleurs, nous apprendrons qu'un avion de la compagnie locale AIR MISTRAL s'est écrasé à l'atterrissage la semaine dernière sur la piste de Maya-Maya, à Brazzaville. C'est rassurant !

Nous sortons dîner sur la côte au SEA CLUB, ambiance raffinée mais agréable et légère ; pendant que Mélissa s'occupe à re-décorer la salle de galets ramassés çà et là, sous les yeux bienveillants du chef-cuisinier, nous profitons de ce tête à tête à trois. Inopinément, nous rencontrons un ami de mon père, Frédéric P., que je n'avais pas revu depuis plus de vingt ans, et avec qui nous discutons un petit quart d'heure, avant de rentrer. Sur le retour, nous profitons pour faire un petit tour de la ville, et découvrir notamment la gare, parfaite réplique d'une gare française, la grande avenue centrale, toute illuminée et riche en magasins de toutes sortes, le bord de mer. De quoi prendre quelques repères pour demain…

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Jour 2 – Samedi 12 juillet 2008

Après une nuit paisible, un réveil quelque peu matinal (Mélissa est montée se blottir contre nous aux aurores), et un solide petit-déjeuner préparé par Josée, la ménagère et nounou de Domenico, Vivien nous amène faire quelques courses à Casino. La ville semble spacieuse, et peu fréquentée ; un petit arrêt à la Poste pour y regarder les tableaux exposés sur les marches par des peintres locaux, puis nous sortons de Pointe-Noire, en direction du Nord et passons le péage de LEMBA (1000 FCFA). Après avoir dépassé MATOMBI, nous longeons la côte et les magnifiques GORGES DU DIOSSO, quelques restaurants épars, dont la Ferme de Tchissamba (réputé). Un paysage de plaines rases, à cultures ou pâtures, alternées avec des zones arborées, borde la route du Bas-Kouilou : nous atteignons le pont (à priori le plus long du Congo, + de 380 m) qui enjambe le fleuve Kouilou, soi-disant très profond. En bas à gauche, un village s'est développé au pied du pont. A l'autre bout, de l'autre côté du fleuve, un chantier sur lequel des chinois construisent des bateaux de pêche en bois.

Au loin, une langue de sable blond défie la mer, à l'embouchure du fleuve.

Anecdote : un groupement militaire nous arrête « en stationnement interdit » sur le pont ; Vivien, refusant d'obtempérer à leur demande, ils nous menacent de tirer sur le véhicule. A force de palabres, « bisso na bisso » [entre nous], nous finirons par nous entendre (3000 FCFA) et reprendrons la route du retour.

Pour manger, nous choisissons le maquis « Manzi », et sa terrasse surplombant une plage de sable orange. La mer, de couleur « maronnasse », n'attire pas à la baignade, d'autant plus qu'elle est très fraîche. Habituellement plein le dimanche, nous sommes les seuls aujourd'hui, avec vue sur la Pointe-indienne. Très venté, nous aurions presque froid ! Nous profitons du repas constitué de sole, bar et brochettes de poulet et de poisson, manioc, bananes frites et riz, puis repartons tranquillement, le temps de faire quelques photos sur le chemin, notamment de magnifiques baobabs et de quelques boutiques.

Comme il est encore tôt, nous nous arrêtons au Centre Artisanal de Pointe-Noire, plus important que celui de Brazzaville. Mélissa s'éclate en jouant au tambour, parmi les nombreux vendeurs d'objets d'art. Enfin, pour terminer cette belle journée, nous retournons sur le bord de mer où nous avons repéré hier une aire de jeux pour les enfants et observons Mélissa, petite folle, profiter du manège et des toboggans.

La soirée sera plus calme ; Mélissa, aux bons soins de Josée, nous sortons dîner au TWIGA où nous avons rendez-vous avec Yves, un copain de Brazzaville en week-end lui aussi à Pointe-Noire. Fabien et lui continueront la soirée au NB, une discothèque branchée de Pointe-Noire, pour ne rentrer qu'au petit matin, légèrement … indisposés !

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Jour 3 – Dimanche 13 juillet 2008

Mélissa s'est réveillée ce matin toute pleine de boutons de moustiques (Fabien dit qu'elle ressemble à une calculatrice !). Alors, après un rapide arrêt à la Pharmacie de garde, nous poursuivons ensuite notre route vers le sud et passons le péage de Côte Matève (1000 FCFA ici aussi). La sortie de  ville est relativement rapide, comparée à celle de Brazzaville. Nous prenons la route du KABINDA, province angolaise, bordée de plaines maraîchères et d'imposants manguiers en fleurs.

Boutiques, maisons particulières, hôtels, pas d'isolement. Sur notre gauche, nous croisons un chenil cynotechnique (je ne savais pas qu'il en existait un au Congo) ; puis à droite, le chantier de la centrale de gaz ENI, le terminal pétrolier TOTAL de Djeno et de nombreux villages. Sur la route, des vendeurs exposent patates douces et filets de crabes. Nous atteignons le Marché de la frontière avant de nous rendre compte que nous sommes allés trop loin. A quelques kilomètres de là, c'est en effet le poste douanier ! Retournant sur nos pas, nous trouvons enfin la route du MALONDA LODGE (il y avait bien un panneau, mais petit et caché).

Quelques centaines de mètres dans le sable blanc, puis nous posons nos sacs sous la paillote centrale abritant le restaurant, et attendons Yves, tout en dégustant un petit cocktail. Si ce n'était le cadre magnifiquement sauvage qui s'étalait sous nos yeux, la réputation du restaurant est je trouve particulièrement surfaîte (je ne sais pas ce qu'il en est pour les chambres). Le personnel local est dépassé et les expatriés prétentieux. Après une attente d'une heure et quart, nous finissons par manger un repas particulièrement fade, puis descendons sur la plage pour profiter de ce qu'on appelle la Côte Sauvage.

Là, à perte de vue, une lagune entre terre et mer, abritant des nénuphars d'un vert éclatant au soleil, du sable blond et des cocotiers. Puis une mer, dangereuse, certes, mais apaisante.

On oublie ses vagues, ce ressac, cet air marin, à trop vivre loin de l'océan. Et là, d'un coup, un air iodé qui vous prend à la gorge, au nez, aux yeux, un air vivifiant, une eau froide et un sable chaud.

Mélissa en a pleinement profité pendant que nous discutions tous les trois et profitions du petit spectacle aérien improvisé d'un hydravion survolant en rase-motte la plage et la lagune. Le retour à Pointe-Noire s'est fait silencieusement, dans une grande fatigue générale, à observer de nouveau la route.

Après un nettoyage général, nous sommes retournés dîner rapidement au TWIGA avec Mélissa, puis le temps de préparer le sac et il était déjà l'heure de se coucher.

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Jour 4 - Lundi 14 juillet 2008

Levés à 5h30 pour fermer le sac, nous l'avons remis à Vivien pour l'amener à l'aéroport où une société se chargeait des formalités d'enregistrement. A 7h10 Vivien nous accompagnait pour notre voyage retour. Passage rapide en salle d'embarquement, Fabien s'énerve au café alors qu'on apprend que deux avions sont affrétés pour Brazzaville ce matin. Pour ceux qui ont le coupon blanc, ce sera le vol initial, avec embarquement par la passerelle ; pour ceux qui ont le coupon jaune, ce sera sur un FOKKER F28, avec embarquement à pied. Evidemment, ça c'était pour nous ! Mauvais début de journée donc, parce que moi je crains particulièrement ce type d'avions … Finalement, si j'écris cet article c'est que je suis bien arrivée à Brazzaville, et sans frayeurs en plus, si ce n'est les miennes …

 

Quelques photos de la ville :

 

La gare ferrovière

De face

De nombreuses enseignes, comme à Brazzaville, aux connotations religieuses ...

Brochette d'hommes. Affiches. Le cinéma local ?

 

Toiles de Kinshasa - Marché artisanal de Pointe-Noire

Margouillat sur les toiles

Mélissa essaie le tambour !

Tableaux du marché

Stand du marché artisanal

Mélissa s'en donne à coeur joie !

 

Quelques paysages :

Les Gorges du DIOSSO

Le village du Bas-Kouilou

Pirogues, vues d'en haut

La pirogue aux jerricans

Langue de terre en mer

Plage du Nord, au loin, la Pointe indienne

Mélissa, heureuse comme tout

Et les grimaces, en plus !

Papa et son "bébé"

Terre sinueuse

Vieille femme faisant sa lessive

Baobab

Coucher de soleil sur la plage

Mélissa et moi

Hôtel en bord de plage : le MALONDA LODGE

Vue depuis le MALONDA LODGE

Mélissa au Malonda Lodge



Quelques photos de la côte sauvage : la mer semble peu agitée, mais ici aussi, comme en Côte d'Ivoire, il faut se méfier de la barre et des courants. La plage est magnifiquement bordée d'une lagune aux nénuphars d'un vert fluorescent presque aveuglant d'un côté, d'une végétation sauvage de l'autre. Branche de corail séché touvée en promenade.

Yves, le copain qui nous accompagne



14/07/2008
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