Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Les rythmes éthiopiens - La poésie des semaines

Ou le découpage des semaines .....

Du délestage électrique au quotidien à la panne de téléphone hebdomadaire, l'Ethiopie trouve son rythme à travers ses coupures et les difficultés en tous genres que cela engendre : connexion internet lente et hachée, satellite coupé à cause des pluies incessantes inhabituelles, voiture affichant des signes de fatigue (humidité ?), employés transparents après un fasting long et épuisant, robinets sautant l'un après l'autre, et le temps, le temps qui file pour certains, mais pas pour d'autres.

Trois heures pour préparer une salade de riz , 1 heure pour un massage, 3 heures pour faire les courses, 1h au restaurant, 3 heures à l'Alliance, 1h  pour tenter de se connecter mais 30 heures pour blogger, 20 heures de travail, autant pour les trajets mis bouts à bouts dans la semaine, 1 heure pour étudier, une semaine sans s'arrêter .... et avril arrive enfin, après un mois de mars bien chargé. Au rythme des pluies ou du soleil, des horaires scolaires, des allers et retours aux quatre coins de la ville, le nez plongé entre livres et cours de photos, les rythmes s'emballent encore et encore. Les enfants courent, toujours et toujours. Un jour champions de patinette, un autre dresseurs de lézards ou chasseurs de coccinelles, ils tracent leur route, dans notre sillage, cherchant à nous rattraper là où on préfèrait qu'ils ralentissent un peu.

Au rythme éthiopien, à contre-courant indigène, quand on ne sait pas s'arrêter alors que la population locale vit bien plus tranquillement que nous, sur treize mois au lieu de douze, nous continuons notre route, empruntant pour encore quelques mois ces chemins connus et tant courus.

 

02/04/10



03/04/2010
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1065 autres membres