Une vie en Afrique

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Les brebis françaises d'Addis Abeba


Les brebis françaises d'Addis Abeba
ou la vie de groupe


Si vous ne connaissez pas La communauté française d'Addis Abeba, alors vous n'avez pas lu les derniers articles très personnels que j'ai écris ces derniers mois.

Complètement mise au ban d'un groupe que j'ai rejeté faute d'y trouver les réponses sociales que je cherchais, loup solitaire malmené par l'isolement et toujours en quête de réponses, résolument mieux seule que mal accompagnée, je n'en subis pas moins et encore les propos mal placés et les abrutissements d'un groupe de 'brebis' bien oisives et idiotes.
Car finalement, en acceptant pour acquis les propos d'un "guru" à la mémoire courte, "diseuse de vérité" (laquelle ?), dont on boit les paroles et accepte les versions à sens unique, hypocrite, mysogine et égocentrique, autour de qui tout doit tourner, sans lever le moindre doigt, et qui se sert en permanence des autres pour obtenir ce qu'elle désire, ces brebis en deviennent drôlement galeuses et n'échappent pas elles-mêmes aux sourires ironiques des autres, celles qui comme moi ce sont finalement isolées et subissent de leur propre chef une solitude marquée faute de copine à leur pied ! L'ironie du moment : la création d'un bureau d'accueil qui devrait être ouvert à tout le monde alors que bizarrement certaines personnes n'en connaissent rien ! Drôle de façon d'aborder l'accueil quand on se donne le droit d'informer les seules personnes qu'on a envie d'informer !

Il faut l'écrire, on doit le dire : non, on ne souffre pas de trouble de l'adaptation, oui, la oisiveté entraîne la dépréciation, et oui, on a le droit de refuser de participer à des séances "thérapeutiques de bêtise" en groupe ! Non, ce n'est pas l'Éthiopie qui est en cause, mais plutôt une espèce de "mentalité française" qui se donne des droits sur les autres.

Pour celles qui sont malheureusement devenues dépressives, pour les autres, sans doute plus fortes, qui  en observatrices arbitraires séparent les bonnes brebis des mauvaises comme on écosse les petits pois, pour les autres encore, qui préfèrent travailler et se lancer furieusement dans un projet très personnel pour oublier ainsi ces groupes de malfaisance réunis pour discuter de sujets aussi stériles que 'les autres', pour ces dernières qui se montrent de moins en moins, pour ces françaises qui finalement ont perdu courage, espoir, objectifs, pour celles qui n'ont rien demandé, pour celles qui se battent pour retenir leur colère, leurs pleurs, les reproches à tout va, pour elles, il faut le dire, le crier, ne pas l'ignorer. Une partie de la communauté française est mal dans sa peau, se sent coinçée entre une minorité hypocrite et acerbe, et des papillons volants et autonomes.

Il y a un remède à la bêtise humaine : ne pas l'ignorer !

PS : attention, je reste lucide, et la communauté Française d'Addis, bien que réduite, tourne autour de 800 personnes environ. Cet article peut sembler réducteur aux yeux de beaucoup, mais malheureusement, et peut-être bien pour 'fuir' ce genre de problème, une grande partie de ces résidents français se fait très très discrète. Ce sont finalement et malheureusement toujours les mêmes personnes qui se montrent et montrent une image aussi réductrice de cette communauté.

09/04/10


09/04/2010
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