Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Le retour d'Abidjan - En réalité ...

Le retour d'Abidjan n'a pas été de tout repos ; le départ a même été plutôt chaotique, tout à la fois précipité et trépignant, sans doute à cause des orages qui se sont abattus en peu de temps sur la ville entraînant forts coups de vent et magnifiques éclairs, la foudre tombant chaque minute autour de nous ; la maison tremblait sous nos pieds ! Evidemment, la ville était innondée, occasionnant de partout des accidents et des embouteillages monstrueux. Une heure et demie pour rejoindre l'aéroport, alors qu'en temps normal il aurait fallu un peu moins de 30 minutes, et encore fallait-il la prestance de nos deux chauffeurs, ivoiriens émérites, pour braver les multiples files indiennes de voitures et de bus arrêtés sur les voies et rouler, tous warnings allumés, vers l'aéroport Félix Houphouët Boigny ! Finalement, nous avons quitté Abidjan avec une heure de retard, heureusement car nous avons enregistré à l'heure théorique de départ ! Le voyage aura été sans encombres, les enfants se sont vite endormis. L'arrêt à Cotonou nous a réveillé, notamment l'indiscrétion des passagers qui y sont montés, congolais ou béninois ? Sacs sur la tête, cris, odeurs fortes de transpiration, rien ne nous a été épargné pour terminer ce difficile retour, d'un point de vue moral comme physique ! Arrivés à 3h30 du matin, nous avons peiné à passer les formalités alors qu'une société devait nous prendre en charge, nous étions les derniers à franchir la police et à récupérer nos bagages ! Fabien s'époumonait, et les enfants s'énervaient, pleurant de fatigue ! A la sortie la douane flottante a bien essayé de nous arrêter, indiquant qu'il était fort probable que nous ramenions des vêtements à vendre sur le marché ! Je les ai envoyés voir les libanais !

Arrivés à la maison, et couchés, nous avons eu la désagréable surprise de ne plus avoir de courant à 7h du matin : panne de carburant du groupe électrogène qui tournait non stop depuis une semaine déjà ! Même pas de quoi se faire un petit café pour se réveiller d'une nuit sans sommeil ! Et Fabien qui  dû faire le tour de trois stations pour en trouver, car évidemment, pénurie sur Brazzaville ! Le reste de la journée s'est passé à peu près bien car finalement on n'avait plus CANAL H., plus d'internet, et les magains étaient vides ... Il nous a fallu quelques jours pour que tout marche à nouveau et pour retrouver le train du quotidien, se replonger dans le bain, se prendre la tête avec les employés, et tous les autres aussi d'ailleurs !

 

 



20/05/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 1064 autres membres