Une vie en Afrique

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Lalibela, Gondar, Bahr Dar : l'Ethiopie profonde

L'Ethiopie profonde …

Voyage organisé (agence réceptive d'Addis A.) :

Le nord, 21-25 avril 2009

 + d'informations : www.lalibelachurches.com

 


Articles sur Lalibela :

http://travel.uk.msn.com/news/articles.aspx?cp-documentid=156146802

(février 2011)

 

http://www.travelweekly.com/touroperator/article3_ektid225600.aspx

(décembre 2010)

 

http://au.news.yahoo.com/thewest/business/a/-/world/8336824/ethiopias-underground-churches-a-wonder/

(novembre 2010)

 

En bas de cet article, quelques contacts de guides et hôtels (04/08/10)


 

D'ADDIS-ABEBA à LALIBELA _ 21-04-09

Lever à 5h du matin pour quitter la maison à 5h30. Les formalités aéroportuaires sont simplifiées à cette heure là (pas de contrôle à l'extérieur, extrême rapidité au guichet d'enregistrement et aux douanes). Le vol est à 7h30, l'aéroport s'agite un peu, il y a du monde qui emprunte les vols nationaux. Le café ouvre à peine. Porte n°1, le vol est l'heure. Après avoir empruntés la navette, nous arrivons au Fokker 50. Je dois avouer que les petits avions m'ont toujours effrayée ; le steward le sent dès qu'il me voit, mais bon, on ne se refait pas ! Il me demande de me détendre (plus facile à dire qu'à faire) et m'assure que tout se passera bien. Le décollage se passe effectivement sans difficultés mais j'ai froid (sans doute la peur et la fatigue mélangées). Le temps est dégagé, il n'y a pratiquement pas de secousses. L'avion s'arrête à Bahar Dar avant d'effectuer son deuxième arrêt à Lalibela où nous descendons à 9h30 (il continue sur Axum). Le steward me sourit à la descente du petit engin, et oui, je le reconnais, ce n'était pas si terrible que ça !

Le tarmac est immense, au pied des montagnes. C'est un aéroport de province, sans prétention ; 20 minutes pour récupérer les bagages (tout est là !), aucunes formalités pour sortir, un accueil minimaliste avec un comptoir derrière lequel sont assis guides et personnel d'hôtels de tourisme. D'ailleurs, un homme nous intercepte et nous informe que c'est lui qui nous amènera à notre hôtel. Sur la piste, nous croisons des champs fraîchement labourés, des cases en torchis et en paille ; nous slalomons entre moutons, ânes et autres véhicules. Les paysages sont secs, les arbres esseulés, les montagnes majestueuses. Tout le monde se tait tellement c'est beau. Le minicar Hiace vieillot nous dépose donc 25 kms plus loin, au Roha Hotel, à Lalibela.

Si vous êtes comme moi et que vous ne connaissez pas particulièrement ce pays (même si vous y vivez !), alors n'oubliez pas d'apporter votre guide touristique.

Justement, petite note descriptive de Lalibela, textes extraits du Petit Futé, édition 2008 :

« Altitude : 2 630 m, population : 8 500 habitants, distance de la capitale : environ 700 kms.

Région de grande diversité géographique, aux hauts plateaux arides et peu fertiles auxquels succèdent des vallées luxuriantes aux terres riches agricoles. Lalibela est adossée aux contreforts du mont Yosef qui culmine à 4 900 m d'altitude. Dans les plis du relief émerge un ensemble de douze églises monumentales, d'une grande diversité architecturale, entièrement creusées dans la roche volcanique. La petite ville s'est développée à proximité des sanctuaires et vit essentiellement de la fréquentation du site par les pèlerins et les touristes ». NB : pour l'histoire, je vous renvoie donc à votre guide !

En bref, Lalibela c'est donc une petite bourgade pelée, un vrai village ! Nous voilà à l'hôtel, il est 10h15. D'un premier abord peu engageant et vieillot (hôtel gouvernemental de la chaîne des GHION), nous rentrons, hésitants, et remplissons les formalités (carte administrative) avant d'aller inspecter les chambres et de poser les valises. Déjà, nous tombons bien : aujourd'hui c'est la coupure d'électricité hebdomadaire ; en plus de cela, visiblement, il n'y a pas d'eau !

Sur ce, nous partons avec notre guide qui vient d'arriver, Ato ASHENEF. Le minicar qui nous avait amené nous dépose donc sur le site de trois églises monolithiques faciles d'accès et en centre-ville.

-          BETA MEDHANE ALEM, l'Eglise du Sauveur du monde ;

-          BETA MARIAM, l'Eglise de Marie ;

-          BETA DABRA SINA (ou MIKAEL) et BETA GOLGOTHA.

Le guide est anglophone, je fais donc la traduction auprès de ma famille. Le site est charmant, intime. Chaque église a sa spécificité : semi-fortifiées, jumelles ou non, creusées dans la falaise, fenêtres cruciformes, fresques murales, voûtes ou pilonnes, vieilles portes. Il se dégage une odeur d'encens et de feu de bois. Les accès sont étonnants. Les parois creusées de tombes ou de places pour prier. Le guide nous explique l'organisation religieuse et historique, ainsi que l'iconographie. L'entrée dans les églises est précédée du cérémonial des chaussures qu'il faut enlever. NB : normalement, il faut payer la personne chargée de surveiller les chaussures qui vous accompagne tout au long de vos visites.

Vers 13h, le car nous dépose au Jérusalem Hotel pour y déjeuner dans un toukoul : une carte correcte mais peu de plats éthiopiens.

Nous avons rendez-vous à 14h30 avec Ato à l'hôtel ; sur le chemin (nous rentrons à pieds), nous en profitons pour nous arrêter dans les petites boutiques d'artisanat.

Le deuxième groupe d'églises se visite aussi rapidement :

-          BETA GABRIEL et BETA RAPAHEL ;

-          BETA EMMANUEL ;

-          BETA GHIORGHIS, la maison de Saint Georges.

Il en existe d'autres, mais nous visitons les églises que le guide estime être les plus intéressantes. Nous marchons pendant près de deux heures, avec à la main notre petite branche de poivrier afin de chasser les mouches particulièrement collantes ! Il fait chaud, et nous ne sommes pas fâchés de rentrer à l'hôtel. Nous discutons de la journée de demain avec le guide autour de quelques sodas tièdes (évidemment, il n'y a pas de groupe électrogène). Finalement l'eau est de retour à 18h, mais froide. Un seau d'eau a été placé dans la salle de bain en cas de coupure (ce qui doit arriver fréquemment !). Les chambres sont très propres. Je descends en salle commune vers 18h45 et demande une bougie. La pièce est sombre, vaguement éclairée par un lampadaire de rue (c'est enrageant). Le réceptionniste me répond que l'électricité devrait revenir à 19h. L'heure passe puis finalement il se décide à venir me tendre une bougie. Il est 19h30, et il fait nuit noire. La salle à manger est éclairée (une bougie par table) ainsi que deux volées de marches pour y accéder, mais très spartiatement. A notre grande surprise, le menu est imposé. Le personnel est en plus peu engageant ! J'attends un maximum avant de monter dans ma chambre et finalement le courant revient à 22h. Les chambres sont équipées de moustiquaires mais je conseille d'apporter des sprays et des vaporisateurs anti-moustiques, ainsi que des bougies (ou des lampes torches, d'ailleurs recommandées pour les visites).

 

 LALIBELA _ 22-04-09

Même si la chambre dans laquelle je me trouve est peu ventilée, je dors correctement mais me réveille tôt, le rideau n'étant pas opaque. Il commence à faire chaud vers 7h du matin.

Le petit-déjeuner n'est guère appétissant. Prépayé, on ne sait pas ce qu'on peut prendre, ce qui est inclus dans le prix. Le jus est à base de poudre. Les proportions sont plutôt maigres, les confitures toujours les mêmes. Au Roha, ne comptez pas sur le beurre !

Mon téléphone portable ne fonctionnant pas (problème de réseau), je demande à la réception d'appeler mon mari pour l'informer que nous sommes bien arrivés : 10 birs et 15 centimes  la minute, encore plus cher que pour appeler l'international depuis Addis A. !

Je rejoins le guide qui arrive à 9h. Aujourd'hui est une journée à options, aussi nous avons décidé de ne visiter qu'une église (pas forcément la plus intéressante d'ailleurs, mais une des options les moins chères soit 450 birs !). Ce sera celle de NAKUTOLAB, construite dans une grotte. A 7 kms de Lalibela. Le cadre est intéressant, le prêtre nous déballe tout son attirail et nous prenons quelques minutes de pause avant de remonter les dizaines de marches qui nous ramènent au car ! Nous sommes de retour à l'hôtel à 10h30 !

Un peu déçus d'être rentrés aussi vite, sans moyen de locomotion ni guide (alors qu'à priori c'était inclus dans notre forfait), nous discutons un peu du problème d'organisation (c'est dommage, la journée est perdue) avant de déjeuner : encore un menu imposé, il ne faut surtout pas hésiter à réclamer la carte ! On sent bien qu'il ne veut pas, on lui réclame deux ou trois fois puis à l'usure le serveur nous tend enfin la précieuse carte sur laquelle finalement seul un plat sur trois est disponible ! Soit du poulet, quelques tibs et quelques salades (desserts inexistants). Je passe donc l'après-midi dans la salle commune. A 17h, n'ayant pas de nouvelles du chauffeur qui doit nous amener à Gondar demain, j'appelle l'agence de voyages (soit + de 10b / la minute) qui se renseigne avant de m'appeler pour me rassurer. Finalement, il arrive à 17h30, se présente et nous fixons ensemble l'heure de départ. Sur ce je rencontre un guide francophone, Kassa. Je prends ses coordonnées, pour le cas où je reviendrais un jour.

Après une bonne douche froide (les chauffe-eaux ne sont en marche qu'entre 18h et 8h), nous avons bien entendu droit au menu du restaurant, puis finalement je me prends la tête avec le serveur à propos du petit-déjeuner du lendemain : nous devons quitter l'hôtel à 6h, alors que le restaurant n'ouvre qu'à 6h. Il refuse tout d'abord de nous écouter, puis je m'énerve et réclame le remboursement du petit-déjeuner qui a déjà été payé. Il finit par revenir et proposer enfin une solution, soit des sandwiches à l'omelette et une orange chacun que le cuisinier s'empresse de préparer et de nous emballer. A 20h30, je retrouve Kassa qui se propose de nous faire découvrir un bar traditionnel pour goûter le réputé tedj local. Nos partons à pieds et rencontrons un de ses amis qui nous dépose en voiture au Torpido, un azmari bet situé à l'entrée du village et fréquenté par les touristes. Nous arrivons les premiers et choisissons de goûter les trois sortes de boissons proposées : strong, medium ou soft. A chacun sa petite fiole. Ce tedj est excellent, très doux ; l'ambiance est agréable : musique éthiopienne, décoration locale, bon éclairage. Un autre groupe de français arrive et l'azmari commence son show. La danseuse qui l'accompagne nous donne le rythme puis nous entraîne sur la piste. Je mets à profit mes cours de danse éthiopienne et je me jette à l'eau. Mais il est déjà 22h30 alors nous payons puis quittons la à regret cet agréable petit bar. Nous rentrons à pieds, seuls, Kassa habitant dans le même quartier. La route est pavée, bonne, mais peu éclairée. Il fait frais et nous ne mettons que 20 minutes pour rentrer au Roha. C'est le gardien qui nous ouvre, tout est fermé et éteint !

 

De LALIBELA à GONDAR_ 9 heures de route _ 23-04-09

Départ à 6h avec notre petite boîte de petit-déjeuner. Le 4x4 n'est pas climatisé, la ceinture de sécurité trop courte m'étrangle presque et du coup je l'abandonne, les fenêtres arrières sont sans manivelles (du coup on ne peut pas les ouvrir) alors que la mienne tombe toutes les deux minutes, rendant les croisements de camion particulièrement sportifs (il faut vite tout remonter, manivelle et vitre !). Je finis par abandonner et par garder la fenêtre fermée, mais cela ne nous empêche de pas de manger beaucoup de poussière tout au long de la journée. Le chauffeur est gentil mais peu loquace, et il conduit à gauche !

La sortie de Lalibela est vite là. Il n'y a personne sur la route si ce n'est quelques pratiquants se rendant ou sortant de l'église. Nous prenons la piste. Elle est praticable, sans nid de poule. Quelques passages de 'tôle ondulée' tout de même. La première partie du voyage est montagneuse, caractérisée par des villages en torchis, des jardins cultivés et irrigués, de nombreux guets et petits ponts (sans eau pour la plupart). Il fait frais, c'est légèrement embrumé. Le chauffeur s'arrête à l'église, prie puis reprend le volant. La deuxième partie du voyage, c'est de l'aplat pendant plus de deux heures, sur les plateaux. Les chinois construisent la route, elle est en travaux tout du long. Beaucoup de cailloux et de sable en tas au bord de la route (de toutes les couleurs d'ailleurs - rouge, jaune, bleu, violet - c'est incroyable) et énormément de poussière. Il fait aussi de plus en plus chaud. Nous nous arrêtons boire thé et café dans une petite échoppe, le chauffeur déjeune. En attendant, de jeunes enfants nettoient la voiture. Il est 11h. Les paysages sont de moins en moins grandioses, les routes sont couleur terre. La poussière colore tous les arbres. Nous croisons de nombreux camions chinois travaillant sans relâche.

Après 7h de piste, nous arrivons à l'embranchement sur l'asphalte : à gauche, Bahar Dar ; à droite, Gondar, environ 180 Kms. Le 4x4 se traîne toujours autant. Les paysages sont plus monotones : quelques champs de Kat et quelques troupeaux paissant sous les arbres. A gauche, la route recommence à monter dans les montagnes.

Nous atteignons Gondar à 14h30, l'hôtel Goha à 15h. Le réseau téléphonique revient enfin ! Le chauffeur appelle le correspondant de l'agence (Ato BEDASSA) qui arrive dix minutes plus tard. Comme l'autre hôtel, celui-ci est gouvernemental, de la chaîne des GHION. L'hôtel ne paye pas de mine mais il jouit d'un beau panorama car construit en haut d'une colline. Nous déposons nos affaires dans les chambres et prenons une douche bien froide. Je commence par nettoyer les sanitaires avec des lingettes antibactériennes. Je suis furieuse, les chambres sont très, très, sales :

Poils dans l'évier (contour particulièrement crasseux) et sur les coussins du fauteuil (en plus de cheveux), WC sales, baignoire douteuse, fenêtre et vitre de la table basse sales, moquette très, très, sale, sang sur le mur, médicaments éparpillés sous le lit, câbles téléphonique et électrique sous l'oreiller, mouche morte sur la table de chevet (par ailleurs très poussiéreuse), etc. …

Je rejoins Ato et je me plains auprès de lui qui le répercute auprès du réceptionniste qui promet de refaire nettoyer les chambres. Je l'informe aussi de mon envie de bousculer le programme pré-établi et de commencer les visites de Gondar dès maintenant afin de partir sur Bahar Dar demain. Nous partons en minibus et avec un nouveau guide nous visitons les principaux monuments de la ville :

-          L'Eglise DEBRE SELAM SELASSIE ;

-          Les Bains de Fasiladas ;

-          Le parc de 6 châteaux.

Il s'arrête aussi pour nous acheter du coca, de l'eau, des bananes et du pain. Nous nous rendons compte que nous n'avons pas mangé à midi.

Ces monuments sont très intéressants, le guide est aux petits soins. Retour à l'hôtel vers 19h. Nous dînons toujours d'un menu imposé. Ici, même le pain est compté ! Le dessert est aussi peu généreux (1/4 de papaye !).

Voici quelques lignes concernant Gondar :

« Altitude : 2 207 m. Population : 120 000 habitants. Distance d'Addis Abeba : environ 750 kms. Bâtie sur les contreforts du massif du Simien, en surplomb du lac Tana, la ville et ses alentours possèdent quelques richesses architecturales civiles et religieuses qui témoignent du riche passé de Gondar, capitale des souverains éthiopiens du XVII ième au XIX ième siècle ».

 

De GONDAR à BAHAR DAR puis GONDAR _ 24-04-09

Réveil ce matin à 6h pour partir à 7h. Départ à l'heure après avoir vu Ato qui nous explique le déroulement de la journée et le montant de cet 'extra' (environ 2 000 birs quand même !). Il prend aussi nos billets d'avion pour reconfirmer les vols. Nous sommes accompagnés par un nouveau chauffeur et prenons le minibus. Nous mettons 3h30 pour arriver à Bahar Dar (bitume) et 35 minutes de piste depuis la ville pour atteindre les chutes du Nil Bleu. Longeant le bitume, le paysage est rouge, couleur poussière, et des tanks surgissent au hasard dans les champs. Longeant la piste, des terres cultivées et irriguées partout, tantôt labourées, tantôt semées. Arbustes divers, pruniers, canne à sucre, maïs … des petits canaux courent le long de la piste et humidifient les champs. Au bout, les bureaux pour payer l'accès aux chutes (compter 3 à 15 birs selon qu'on soit résident ou touriste). Puis après 5 minutes de piste, nous arrivons sur une plate-forme où nous nous garons. Nous descendons avec le guide (monté dans la voiture au moment de payer les billets), soit une heure trente de visite environ : descente, traversée du pont portugais, remontée par le petit village, contournement puis arrivée sur le site. Il fait très chaud car évidemment nous arrivons tard. Sur le chemin, des villageois nous proposent du tella, sorte d'alcool à base de maïs. On nous explique qu'un mariage sera célébré bientôt, il y a de nombreux enfants, le repas se prépare. On nous invite à le partager mais nous continuons notre chemin. Les chutes sont faciles d'accès, le chemin est un peu glissant cependant. Le panorama est superbe même si les chutes sont moins importantes qu'avant à cause des deux barrages. NB : une autre option payante permet de descendre jusqu'aux chutes puis de remonter aux voitures par bateau. Ce sera pour une prochaine fois, sachant que la meilleure période pour venir les voir serait d'octobre à janvier, juste après la saison des pluies : les chutes seraient plus abondantes ! Au retour, quelques vieilles femmes nous attendent avec leurs glacières et proposent des sodas.

Nous reprenons un autre bain de poussière au retour, car la climatisation du car ne fonctionne pas, et rentrons sur Bahar Dar pour manger. Le chauffeur nous dépose au Dib Anbessa, sur l'avenue qui longe le lac Tana. Au 1er étage, le restaurant est bien aéré, la carte complète et la cuisine bonne. Nous avons rendez-vous à 15h30 pour repartir sur Gondar. Il faut compter 3 heures de route de centre-ville à centre-ville.

« Altitude : 1 082 m. Population : 100 000 habitants. Distance d'Addis Abeba : environ 570 Kms. Située  la pointe sud du lac Tana, à proximité de sa confluence avec le Nil Bleu, Bahar Dar n'est pas sans faire penser à une balnéaire, avec ses larges avenues bordées de palmiers, ses cohortes de touristes et ses nombreux bateaux sillonnant les eaux du lac ». Il y fait plus chaud qu'à Gondar.

Au retour nous avons juste le temps d'admirer le soleil couchant du haut du promontoire au fond du jardin. Ce soir, ce sera encore menu. Nous réclamons donc la carte. Le serveur sent que nous sommes exaspérés. Au dessert, toujours un quart de papaye alors qu'en ville on trouve des bassines entières de bananes et de mangues. Après un repas cependant satisfaisant (des pâtes en sauce, ça ils ont en stock !), je m'installe au salon pour faire de l'ordinateur et là, surprise, à 22h30 exactement, les lumières s'éteignent et les employés partent ! On vient me demander de rentrer dans ma chambre (au Goha les chambres sont à l'extérieur de l'hôtel et des salles communes). Je suis plutôt furieuse mais obligée de plier. Dans la chambre, je branche l'ordinateur mais de drôles d'étincelles me font vite le débrancher : la prise s'arrache du mur. Du coup, je préfère me coucher !

 

De GONDAR à ADDIS ABEBA_ 25-04-09

Réveil tardif ; je descends juste avant 9h, heure limite pour déjeuner. Il n'y a pas d'électricité, mais heureusement, toujours de l'eau ! Toilette rapide puis préparation des sacs. Pour passer l'heure qui reste, nous nous posons sur le promontoire et observons silencieusement la ville de Gondar. Le chauffeur arrive à 10h et nous quittons l'hôtel pour l'aéroport. Nous croisons l'activité rurale d'un marché hebdomadaire.

A 10h30, nous arrivons au joli aéroport de province de Gondar où :

-          Un porteur de bagages se précipite pour charger nos affaires, fait 50 mètres puis réclame 10 birs ! Ce pour quoi je l'envoie baladé après lui avoir tendu un billet de 1 bir qu'il refuse … La moindre des choses c'était d'annoncer le prix avant !

-          L'enregistrement ne débute qu'à 11h15, pour un départ prévu à 12h50, soit 45 minutes à tourner en rond !

Juste pour dire que nous aurions pu nous arrêter en route, au marché par exemple, plutôt que d'attendre un enregistrement tardif. Pour m'énerver encore plus, les trois quarts des passagers de l'avion arrive exactement à 11h15.

Enfin, le vol est à l'heure et nous reprenons notre petit Fokker 50 ; plus de turbulences qu'à l'aller d'ailleurs, nous nous sommes fait secouer !

Les formalités à l'aéroport d'Addis Abeba sont très allégées ce qui fait que nous sortons plutôt rapidement. A noter que sur les deux vols que nous avons empruntés il n'y avait pratiquement que des étrangers !

Bien entendu, quand je suis allée à l'agence pour payer l'extra et faire un compte-rendu, on m'a répondu en souriant que je venais de rencontrer … l'Ethiopie profonde !

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Finalement, voici les quelques conseils que je pourrais vous donner :

-          Apportez bougies, allumettes et lampes torches ; sprays et vaporisateurs anti-moustiques ; lingettes désinfectantes, lunettes de soleil, chapeau. Gel douche et shampoing (les salles de bain sont vides) ;

-          Un mobile peut être utile, mais le réseau ne fonctionne pas très bien sur Lalibela ;

-          De la lecture (les trajets en voiture sont longs, tout comme les soirées !) ;

-          Des bonbons (ou autres) pour les enfants éthiopiens ;

-          Ayez toujours de la monnaie avec vous (pourboires, etc. …) ;

-          Une trousse de premiers soins avec Imodium (entre autre) ;

-          Achetez en ville quelques fruits (les menus et cartes des hôtels sont particulièrement pauvres) et apportez des biscuits ; ne vous attendez pas à manger éthiopien dans les hôtels gouvernementaux, c'est fort dommage !

-          Une matinée suffit à Gondar, la ville ne mérite guère plus de temps ; pour profiter du lac Tana et des chutes mieux vaut passer la nuit à Bahar Dar ;

-          N'hésitez pas à faire des sauts de puce en avion, c'est bien pratique !

 

Le but de ce récit n'est pas de mettre en lumière l'aspect culturel et historique des régions visitées, car on le sait, ces sites que nous avons visités méritent toute notre attention.

Relater mon expérience pourra simplement vous aider à mieux organiser votre voyage, ceci vous permettant de mieux appréhender le côté « sauvage » et unique de l'Ethiopie. Mon avis est très personnel mais le récit est relativement objectif, noté jour après jour. Bien sûr, cela n'engage que moi !

  - guides francophones : KASSA (0911.81.23.83) et JEAN (0912.20.29.70 - anglophone et italophone également)

- guide anglophone : ABUSH (0911.87.28.01)

- MOUNTAIN VIEW HOTEL : 0911.98.33.96 (Guetachew) ou 0333. 36.08.04

Voir article Tourisme WE et long WE pour coût et informations sur un week-end à Lalibela.

Nathalie GUIRONNET

Avril 2009



09/05/2009
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