Une vie en Afrique

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Keur Yakaar, la maison de l’espoir

 

En 2014, Keur Yakaar, le centre de formation professionnelle dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration, a ouvert ses portes à la Somone. Son directeur, Emile BADJI, souhaitait nous présenter l’établissement, créé par l’association Echo d’Afrique, puis soutenu par « Tourism for Help » qui fait la promotion du tourisme responsable et équitable dans les pays en voie de développement.

 

La mission du centre est de donner une formation professionnelle gratuite à des jeunes en situation socio-économique défavorisée.

A l’intérieur du complexe, un hôtel-restaurant d’application permet aux étudiants de mettre en pratique ce qu’ils ont appris, et les met en contact direct avec les clients.

 

La formation

60 élèves (de 20 à 30 ans et majoritairement des femmes) sont accueillis gratuitement au centre pour une formation polyvalente répartie sur deux années. Ils arrivent de tout le Sénégal et se destinent aux métiers du tourisme. Malgré la mauvaise image véhiculée par le tourisme au Sénégal (malheureusement associé à la prostitution), de nombreuses jeunes filles n’hésitent pas à se lancer dans la formation. Bien que compliqué, le métier offre de réelles possibilités.

Le centre travaille en partenariat avec deux complexes hôteliers (à Saly et à Cap Skirring). Il suit le même programme que l’Ecole nationale d’hôtellerie de Dakar (ouvert en 1959) et il propose une formation en cuisine, pâtisserie, salle, service et hygiène alimentaire. En plus des modules d’anglais, de comptabilité, des mathématiques et d’expression française, soit un programme d’environ 8 heures/jour du lundi au samedi, d’octobre à juillet, et un stage de deux mois/an généralement rétribué.

A sa sortie, la première promotion a entièrement intégré le monde du travail, certains hôtels passant en priorité par le centre pour recruter leur personnel. Trois élèves ont même intégré de grands établissements comme ceux du Terrou-Bi et du Marina Bay à Dakar.

 

 

Le label Tourism for help

100% du personnel est local, les recettes sont réinvesties dans la formation des jeunes, le centre fait travailler les fournisseurs locaux et il a mis en place un potager biologique et un élevage de poulets.

 

 

Un hôtel d’application « en ligne »

Avec un taux d’occupation important pendant l’hivernage, notamment les weekends (une population mixte d’expatriés et de sénégalais). Il est visible sur tripadvisor et Jumia travel.

 

 

Un restaurant d’application ouvert au public

Les midis et les soirs, du mardi au dimanche, on y propose une carte simple internationale (filet de bœuf - mention +++ pour sa tendresse, thiof grillé, chili con carne de queue de bœuf – mention +++, gambas sautées, pour des prix allant de 2 500 à 5 500 cfa le plat.

C’est Oscar qui est à l’initiative de l’ouverture du restaurant en 2015. Il en est le chef cuisinier. Il donne également des cours théoriques et de cuisine et d’hygiène aux élèves.

Pour les fêtes le centre de formation propose un menu spécial, rapprochez-vous d’eux pour en avoir tous les détails.

 

Le tourisme au Sénégal : un constat amer

Oscar, le chef cuisinier, déplore une situation alarmante : « si l’Etat n’assure aucune promotion ni suivi des établissements touristiques, l’insalubrité des plages, l’insécurité de la zone pendant l’hivernage (impraticabilité des routes à cause des pluies) et les vols trop chers ont fait fuir les touristes ». Néanmoins il espère que la suppression du visa, l’ouverture de l’autoroute et l’installation du nouvel aéroport à proximité de Saly permettront d’inverser la courbe. D’ores et déjà « de nombreux dakarois reviennent dans la région, notamment pendant l’hivernage ».

 

 

Un engagement fort

Le personnel du centre de formation est personnellement engagé dans l’aventure. Une association a vu le jour : « Vivre Yakaar ». Elle regroupe des intervenants, des formateurs et d’anciens élèves du centre de formation.

 


 

Le centre Keur Yakaar dépend entièrement des dotations et de l’engagement des associations. Les recettes du centre ne couvrent que 10% des frais engendrés par la location des bâtiments et la scolarité des élèves. Et le financement est planifié jusqu’en 2019. Après ça, l’horizon est incertain et le personnel s’inquiète de l’avenir du centre. Malgré sa notoriété et la forte demande dans le secteur, il serait à craindre une fermeture si d’ici là aucune solution n’est trouvée.

Si vous désirez les aider, si vous voulez partager des idées, vous trouverez ci-dessous toutes les informations nécessaires pour les joindre.

 

 

 

Centre de formation professionnelle Keur Yakaar

Contacter Emile BADJI, Directeur et responsable pédagogique

+221 33.957.89.33

infos@keuryakaar.org direction@keuryakaar.com ou www.keuryakaar.com

Sur Facebook : https://www.facebook.com/keuryakaar/

 

Tourism for help

Financée par la Fédération génévoise de coopération

http://www.tourismforhelp.com



02/01/2018
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