Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Jour après jour

FIN

Juillet 2008 :

SALUT BRAZZA la verte, AU-REVOIR les copines, ADIEU les autres ... Un an s'achève (ou presque) maintenant pour nous, un 23 juillet, année 2008.

21-22-23 juillet :

Les derniers jours ... Déjeuner avec Jasna, dîner avec Marie-Odile et Jacques, enfin dernier déjeuner avec Eric, que de repas ! On jeûnera plus tard ! Le départ ; la course. Je prépare un article, ce sera mieux pour en parler.

Dernier We chargé, on s'en doute ! Divers déj. en perspective avec Jasna, Arnaud, Yves, Eric et Martial !

17 juillet :

Demain, je dis au-revoir au marché TOTAL, à ma manière. Je passe le flambeau en le faisant découvrir à un "inhabitué", un nouveau ... Pourvu que lui aussi puisse y découvrir tout ce que moi j'y ai ressenti. En bonus, demain soir : marché de Talangaï. Particularité : c'est un marché de nuit, proposant, entre autres, du gibier insolite tels que crocodiles et serpents vivants, anguilles ... Je vous raconterai bien sûr, photos à l'appui !

16 juillet :

Caisse, caisse et ...caisse ! J'y ai passé la journée à entasser tout ce que je pouvais, en espérant que .... et bien non, ça ne suffira pas ! Déjà 5 cantines, plus la caisse, ça fait beaucoup trop de kilos, ça ne passera jamais auprès de la société, mais oui, on paiera bien entendu le transport du surplus ...C'est étrange comme on accumule, de manière générale. C'est surtout qu'il va falloir se faire à cette politique de la société qui décrète qu'il ne faut que 500 Kgs d'affaires personnelles pour une famille de 5 personnes, c'est à dire, pas grand-chose ! Ce qui équivaut à ne rien amener finalement, et encore moins à ramener ! Vive le gaspillage, c'est fou tout ce qu'on va laisser au CONGO, car évidemment c'est marathonien de vendre ses affaires en un mois et demi à des exaptriés partis en vacances, et donc à ... des congolais sans pouvoir d'achat ! Evidemment, je ne parle pas des "petits" souvenirs achetés ici, alors là, il a déjà fallu en céder la moitié ! Si c'est partout pareil, la stratégie sera de commencer à déménager d'Ethiopie dès notre premier retour en vacances, comme ça on sera moins surpris au moment du départ, c'est à dire dans environ ... 2 ans ! A méditer.....

15 juillet :

Dur, dur de trouver un taxi en ce moment. Entre les embouteillages, les rues fermées (le Président SN est de sortie) et les nuages roses de poussière, dès que je mets le pied dehors je me sens déjà salie. C'est un véritable parcours du combattant en ce moment de sortir, c'est pourquoi je préfère rester chez moi ...

14 juillet :

Magnifique week-end passé à trois, avec notre petite puce. Logés chez D., nous avons soufflé, pensé à autre chose, profité ! Je prépare un article sur la ville ...

Levés tôt ce matin, nous quittons la capitale économique en Fokker F28, un petit moment d'affolement pour moi qui ai perdu l'habitude de ces petits engins ... Arrivés indemnes, nous rentrons à la maison. Fabien part travailler, moi je me remets dans le déménagement.

Ce soir, nous décidons d'aller au cocktail organisé par l'Ambassade de France à l'occasion de la Fête Nationale. Des bruits courent (ils se confirmeront) que l'Ambassadeur reçoit en priorité à 18h30 les dignitaires étrangers, les chefs de services et autres personnes de "qualité". Que les autres français ("le petit peuple" !) ne sont invités à "participer" à cette petite cérémonie qu'à partir de 21h, et que seules quelques boissons leur seront servies. Forcément, beaucoup de français encore présents n'ont pas daigné faire le déplacement jusqu'à la Case De Gaulle. Et c'est contre le gré de Fabien que je l'entraîne en dehors de chez nous. Pour moi, c'était cependant l'occasion de voir le monument, de fouler une demeure historique et de profiter d'une des plus magnifiques vues panoramiques de (et sur) la ville, bien que de nuit ! La dernière occasion aussi de revoir certaines personnes que nous apprécions, et de profiter ainsi d'un bon moment, sous des températures largement rafraichies (un petit 20°C ce soir). Il n'y avait pas foule, et c'était agréable de passer d'un petit groupe à l'autre. Et puis finalement, comme pour démentir cette rumeur perversive, des plateaux de petits four et de charcuterie auront tout de même été servis (sans doute les restes, mais bon !), suffisamment pour nous permettre de résister à la petite faim qui nous tenaillait en arrivant ! En repartant, après quelques dernières salutations, nous avons repris le chemin du retour, main dans la main, heureux d'avoir participé, comme des centaines d'autres français expatriés, à cette cérémonie qui tend à disparaître. Seul bémol à cette soirée : le discours de Nicolas NORMAND, notre ambassadeur, qui lui aussi était réservé à "l'élite". Nous aurons tout de même écouté la Marseillaise, chantée par un groupe de chanteurs congolais ... Pittoresque.... Claudine, j'ai pensé à toi ce soir, et comme tu me l'as dis, j'ai salué la Case pour toi ....

11 juillet :

Nous partons ce soir pour Pointe-Noire. Jusqu'à lundi matin.

10 juillet :

Ca a duré jusques tard dans la nuit, une heure du matin je dirais ... Le salon vibrait. Heureusement, la climatisation atténuait les bruits dans les chambres. Curieusement, plus rien ce matin. Ca a repris aux heures moins chaudes de la fin d'après-midi, un carré d'herbes, un podium avec son prédicateur et son traducteur, le tout soutenu par les tambours. De loin en loin, la population passait, s'asseyait et écoutait les prêcheurs de cette église (comme il en existe des dizaines ici) ; certains arrivaient avec leur petit tabouret, d'autres enlevaient leur pagne pour l'étaler sur l'herbe poussiéreuse.... Et partout des religieuses et des "fidèles", vêtus d'un tee-shirt blanc, appelant à prier. Qui n'a jamais vu ça peut paraître surpris, et il y a de quoi. Des centaines de personnes ont défilé dans le square pendant plusieurs jours ....

09 juillet :

Ils (je ne sais pas qui) ont installé un podium de musique juste en face de chez nous, sur le terrain de basket ; ça crie depuis une heure des chants africains, de la musique vive et rythmée ... pour le moment ça va encore, mais jusqu'à quand cela va t-il durer ?

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Hier, je suis allée dans une partie du marché Total que je ne connaissais pas encore ; je me suis  régalée à discuter avec les vendeuses autour des poissons fumés, à goûter le YAKA (manioc cuit à l'étouffé dans sa feuille), à observer les petits joueurs de 'tourne' (version locale du pile ou face) entre abats de viande, poisson et légumes ! A l'extérieur, j'ai rencontré un jeune homme qui voulait me vendre un petit singe vivant, au pied des vendeuses de graines et autres condiments, dont du café local en grains pillés ! Je poserai les photos sur le blog dans la semaine ...

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Tout juste trois semaines avant de partir ; ça se précipite un peu. Je dois commencer les cantines, faire mes derniers achats artisanaux, et préparer tous mes prochains week-ends !

Le samedi 05, nous sommes allés dîner à Ouendze, à l'ESPACE LIBOKE, un petit restaurant de cuisine locale. A l'apéritif, un jus de fruits sauvages et des graines de courges grillées. Puis, nous avons goûté du M'Tété au poisson avec mousse d'aubergine, du safou farçi, du M'Tété au poulet, du boeuf cuit à l'étouffé dans des feuilles, de l'igname, de la patate douce et de la banane frites, du saka-saka et du riz. Un dessert à base de fruits sauvages et de yaourt épicé achevait ce repas original et copieux.

Nous avons terminé la soirée au Jardin des Saveurs chez Isabelle et Eric, où nous avons pu goûter d'excellents desserts !

Dimanche 06, dernier repas entre copains, chez Jasna et Arnaud. Une orgie gastronomique : langoustes et missalas en papillote, pavé de boeuf brésilien cuit au barbecue, lasagnes de légumes et crumble à la mangue ! L'occasion de prendre des cours de cusine, sous les directives d'ERIC, et de se donner rendez-vous dans deux semaines pour notre dernier week-end, sans Isabelle et Magalie, dommage !

 

Juin 2008 :

29 juin :

Journée morte, ce sont les élections législatives, nous avons l'interdiction de quitter nos maisons, en tout cas de circuler en voiture. La ville est effectivement bien calme, il y a moins de poussière que d'habitude. Nous profitons de cette belle journée dans le jardin.

27 juin :

La sortie de l'école, triste occasion de dire au-revoir à tout le monde. Cet après-midi, M-O. et Isabelle passeront dire adieu aux deux grands qui prennent l'avion ce soir.

A l'aéroport, ambiance tendue ; la prise en main des UM est longue, les petits s'énervent. Puis au passage en salon, le ton monte entre nous et l'agent aéroportuaire. Finalement, nous embrassons Coline rapidement et disons vite au-revoir à Nathalie et Clément qui l'accompagnent à Paris ....

Ce soir, c'est confirmé ; nous savons quelle est notre prochaine destination ...

24 juin :

Goûter de départ des enfants : l'occasion d'un nouvel article !

21 juin :

Super soirée hier ! Tout le monde était là ...

Fête de l'école ADADA, Mélissa se trémousse sur le podium, parmi ses petits copains FELICIE, ADRIEN, MARIUS, LULU ... Dernières photos, celles de la maîtresse, celles de l'école, puis nous allons chercher Coline chez Isabelle : la grande puce a passé la nuit chez sa petite copine Ma-alya, tout s'est bien passé. Les deux filles ont du mal à se séparer, on se retrouve donc à la maison pour une fin d'après-midi à la piscine ! Pas de fête de la musique pour nous ce soir, on se repose !

20 juin :

Notre soirée de départ, ce soir !

19 juin :

Après un marché plus que rapide, déjeuner entre copines aujourd'hui car deux d'entre elles partent en vacances demain. Moi je ne les reverrai pas. Nous allons à la Taverne du Corse, à M'Pila. Il y aura Isabelle, Vanessa, Jasna et Caroline. Quatre copines aujourd'hui, trois à la rentrée ... Coline et Quentin passent leur après-midi chez Mah-Alya et Malo, Fabien déjeunera en tête à tête avec Mélissa !

Demain soir, ce sera notre soirée de départ. Nous la faisons bien en avance, mais en même temps la semaine prochaine les trois quarts des expatriés auront quitté le Congo pour passer deux mois en France. Seuls les hommes restent, pour travailler ! Et du coup tout le monde ne sera pas disponible ; d'autres personnes quittent le CONGO, on n'est pas les seuls !

14 juin :

Nouvel épisode aux pompes : il faut bakchicher pour avoir le droit d'être servi  maintenant - 5000 FCFA (7,50 euros) ! La revente illicite de super se développe et on peut acheter des bidons dans la rue ... La station du centre ville est submergée, la rue bordée de taxis inactifs. Justement, en parlant de rue, la nôtre rentre de nouveau en travaux, l'enfer revient ! Nouveauté également : des banderoles annoncent partout le départ des campagnes sénatoriales. L'emblème du parti présidentiel : l'éléphant, car celà signifie ici, dans leur dialecte, "qui ne peut être ébranlé". Pourquoi pas ?

11 juin :

Des militaires à la pompe, on aura tout vu ; la pénurie d'essence est déjà préoccupante, pourrait-elle dégénérer ? Concrètement, des routes bordées de véhicules à l'arrêt attendant du super, et des chauffeurs désoeuvrés. Comment cela va t-il évoluer ? Des bruits courent que le super n'arrive plus de KINSHASA, qui jusque là nous ravitaillait, car la ville elle-même n'en a plus. Une hérésie dans un pays producteur de pétrole direz-vous ? En fait, les installations du bas Congo sont tellements désuètes que l'on ne peut plus y faire que du gazoil.... Alors on se débrouille comme on peu, on partage à plusieurs les taxis, en fonction des trajets... et on paye plus cher les courses aussi ! Reste plus qu'à marcher, ou à rester chez soi ! Deux points positifs : les rues sont plus vivables, car il y roule moins de véhicules, et la solidarité revient au galop ....

De retour depuis seulement quelques jours, le quotidien reprend son cours (voir article) ! J'ai eu la surprise en rentrant de retrouver  notre ancien chauffeur de taxi, Bienvenue, qui était momentanément à la recherche d'un véhicule, depuis février dernier ... Le temps passe vite pour certains, trop lentement pour d'autres. Il a maigri et a du subir des privations ... Anecdote : Au grand dam de tous les autres taximens qui ont pu nous véhiculer, Mélissa les a toujours appelé "Bienvenue" ! Elle était toute contente de le retrouver ! Et moi aussi, du coup je vais pouvoir retourner une dernière fois vers mes petits coins préférés  ...

Je vais mettre notre programme de cet été en ligne, dans un autre article .... Vous pourrez ainsi le consulter et continuer de nous suivre. La demande de mutation effectuée, nous quitterons définitivement le pays dans moins de deux mois. Vers ....  ? Quand nous en saurons plus, on vous le dira bien sûr !

Sinon, quoi de neuf à Brazza ? La piscine fuit de plus en plus (il est temps qu'on parte, avant d'avoir un trou béant vide et dangeureux dans le jardin !) et la pénurie d'essence frappe de nouveau à notre porte ! Des files de taxis arrêtés le long des voies aux pieds des stations d'essence, attendant que le précieux liquide arrive enfin, et bien sûr une augmentation des courses liées à l'offre et à la demande ! Du coup, on sort moins !

 

Mai 2008 :

Retour d'Abidjan le 10 mai dans la nuit, au petit matin plus exactement ! Et drôle de remise en route (lire l'article), décidémment, c'est partout pareil, on a toujours des surprises ! Et on commence à peine à s'y remettre que je me retrouve "évacuée sanitaire" (avant-dernier article), obligée de quitter le CONGO, pour combien de temps ? Heureusement, Fabien peut compter sur quelques copines qui l'aideront à s'occuper des enfants, et la nounou et là elle aussi. Mon mari est au top quand même, je me sens rassurée de savoir qu'il fera le nécessaire pour tout ce petit monde ... (voir dernier article).

Avril 2008 :

19 avril :

Départ, enfin ! Fabien reste mais il nous rejoindra plus tard, après sa formation au Gabon ...

16 avril : J-3

Nous avons enfin nos visas, une journée pour les avoir, c'est du rapide ! Mais à ce prix là ...Le Consul Ivoirien a expliqué à Fabien que c'était l'ambassadeur Ivoirien basé à Kinshasa qui faisait les prix, et qu'il n'y pouvait rien, bien conscient que de nombreuses personnes passent par la France pour obtenir leurs visas. Encore fallait-il le savoir ! En parlant de Côte d'Ivoire, voici comment Quentin l'a orthographiée hier : "COQ DIS VOIR" !! Drôle de façon de tourner les sons .. Ca nous a fait bien rire !

Fabien n'a toujours pas retrouvé sa voiture, même si on l'a sortie du Commissariat dans lequel elle dormait depuis deux semaines. Maintenant elle dort dans la cour de la société ... Par contre, nous avons un autre pick-up, neuf celui-là !

Demain, une journée marathon m'attend : le marché, pour se dégourdir les jambes et les sens, et se mettre en appétit puisque juste après on fait un petit-déjeuner entre filles ! En fin de matinée, séance vaccination pour Mélissa et dentiste pour Quentin, nous en profiterons pour déjeuner en ville tous les deux ... Il faudra aussi faire les courses, dans l'après-midi, puisque Fabien ne part pas en même temps que nous ..Il nous rejoint seulement le 30 avril, après une séance de formation de trois jours au GABON, à Libreville.

09 avril :

Nous avons un pick-up pourri maintenant, pas de ceinture de sécurité qui fonctionne, une climatisation à bout de souffle, un habitacle dégueulasse ... merci bien ! Vivement qu'on récupère notre véhicule !

Lundi dernier j'ai eu une frayeur. Alors que le papa d'un ami de Quentin nous ramenait à la maison, avec Coline, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec un individu apparemment sain d'esprit et propre sur lui, vêtu d'un habit de sport. Il était 18h30 et faisait nuit, les avenues très sombres car encore une fois la coupure d'électricité était générale. C'est à la lueur des phares que nous l'avons aperçu, au milieu de la route ; les files de voitures se sont arrêtées pour le laisser passer. En fait, ce monsieur a commencé à passer entre les voitures et à pérorer, il se balançait avec de grands gestes, et évidemment les enfants avaient ouvert les vitres. J'ai eu très peur qu'il ne passe les bras dans l'habitacle et ne s'empare d'un d'entre eux ! Heureusement, dans la foulée, le propriétaire de la voiture a bien réagi et fermé très rapidement les fenêtres. Puis nous sommes rentrés.

04 avril :

C'est le souk ici, maintenant il faut 10 min. en taxi pour rejoindre l'école alors qu'elle est à 5 min. à pied ! Un vrai embroglio de véhicules qui passent dans tous les sens, interdits bien sûr, c'est effrayant ! Sinon, rien de particulier à Brazzaville ... comme souvent !

02 avril :

Notre rue et le boulevard d'à côté sont en travaux ; les axes routiers sont changés, plus question de se promener à pied, c'est devenu un vrai "foutoir" comme le disent eux-même les chauffeurs de taxi !  Hier, un de ces chauffeurs m'a tenu un discours des plus enflammés ; il était à la recherche d'une "moundélé" pour lui faire un enfant et obtenir le visa, précieux sésame pour rentrer en France ! Je dois dire que je n'étais pas très rassurée, loin de chez moi, dans un quartier plus que populaire ...

Notre voyage à Abidjan approche à grands pas ... Fabien est fatigué, tendu. Je me suis rendue hier au Consulat de Côte d'Ivoire pour nos visas (il est complètement paumé ce consulat !); on nous prend pour des américains et on nous réclame 100$ / pers, là je dis "non, c'est pas possible" ! Renseignements pris auprès de ma mère , qui vient elle aussi de demander son visa, il ne coûte que 31 euros en France. Alors, là, je me demande bien ce qui ne va pas. Une de nos connaissances doit appeler le Consulat à Kinshasa pour comparer les tarifs, mais la prochaine fois j'enverrai les passeports en recommandé en France ! De qui se moque t-on ? C'était peut-être un poisson d'avril ?????

Les enfants étaient tous enthousiastes à l'école hier midi, les petites sections collaient des poissons dans le dos des mamans et papa venus les chercher ! Evidemment, je n'y ai pas échappée. Quentin a préféré faire et donner ses poissons à ses amis pour qu'ils en profitent ... Sage ou idiot ?

La saison des orages revient, j'adore !!! Pluie, tonnerre et éclairs zébrant le ciel, m'apaisent ...

Nous faisons aussi nos réservations aériennes pour cet été, j'afficherai bientôt les dates de notre passage en France !

Mars 2008 :

Les derniers évènements qui ont défrayé la chronique à Mayotte nous ont un peu perturbé ; Julien, si tu lis ces lignes, nos gardiens étaient inquiets pour toi ! Nous avons pensé à vous qui êtes encore là-bas, surtout nous espérons que vous allez bien et que les choses s'apaiseront.

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Les courses de Pâques ont été vite faîtes, il n'y pas pratiquement pas de chocolats dans les magasins ! On va leur tirer les oreilles aux cloches cette année, pauvres choux !

WE de Pâques : heureusement les cloches sont quand même passées ce WE, surtout chez notre copine qui nous avait organisé un petit tour de jardin à la recherche des KINDER ! Les enfants ont adoré, et nous on a brunché jusqu'à 18h ! Evidemment, panne d'eau lundi, fallait s'y attendre, c'est une fois par semaine maintenant ! Hier, les néons faisaient discothèque dans le jardin, les phases tournaient à 120 ou 340 V, de quoi cramer toute la maison ! Les gardiens auraient vu un câble électrique aérien prendre feu entre deux poteaux, là, devant chez nous ! Plus rien ne nous étonne, et aujourd"hui on tourne à plein groupe électrogène !

20 mars 2008 : depuis lundi nous n'avons + d'eau de nouveau, c'est n'importe quoi ! Alors là ce sont les ouvriers de la SOCOFRAN qui nous ont cassé des canalisations, ou fait je ne sais quoi, et bien voilà ça fait trois jours sans eau et une livraison citerne de nouveau lundi matin car bien évidemment la cuve était ... vide, bizarre ...Par contre l'électricité ça allait mieux ces derniers jours, et puis rebelote, l'eau est revenue hier, et l'électricité est repartie, yo-yo !!

On y est ! Je prépare activement notre voyage à Abidjan (en avril). Nous transformons aussi le jardin en taupinière et en galerie à ciel ouvert, à la recherche des fuites d'eau perdues ! Une grande opération anti-cafards est prévue pour samedi, on est prévenu, je ne mets pas un pied dehors de toute la journée !

13 mars : Fabien s'essoufle, sa situation professionnelle n'est pas simple ici ; cela fait plusieurs mois que nous nous demandons si nous allons rester, depuis notre arrivée en fait ! Par orgueil, il s'efforce de s'adapter à son nouveau métier et à une façon bien locale de travailler, mais il n'est visiblement pas heureux. Il se heurte à trop de bizarreries, à trop de sous-entendus, au manque de transparence des relations humaines et matérielles. Fabien voudrait tenir le coup deux ans pour pouvoir profiter de cette nouvelle expérience, la maîtriser. Plus que 9 mois et nous demanderons une mutation pour l'été 2009.

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Le Congo reste un pays attachant malgré tous ses problèmes d'électricité et d'eau, un pays bigaré, étonnament nature, aux odeurs et aux couleurs chaudes et électriques.

Au marché Total, on trouve des cahutes de plantes médicinales et remèdes locaux, ancestraux, des poudres, écorces, fruits et autres graines qui serviront à soigner ou à marabouter ; plus loin, on trouve une pharmacie, et au pied ce sont les vendeuses de fruits qui  vous attrappent et proposent leurs produits. Entre deux bassines de barbadine (= fruit de la passion), on nous propose de gros vers blancs bien gras ... et on nous explique comment les consommer, on veut nous faire goûter. A côté, ce sont des chenilles  grillées. Après encore, entre les noix de palme et les arachides, un homme a décidé de vendre des chaussures : il a monté son présentoir, sur le côté, et attend les clients potentiels. Des poules se promènent, les chariots des marchands ambulants forcent le passage toutes les cinq minutes, remplis d'eau glacée en sachets, de pains de glace, de canne à sucre, de sacs de riz. Un taxi décharge un coffre plein d'ananas ... Ici, on trouve toutes sortes de fruits locaux : letchees, papayes, bananes et autres fruits étranges moins connus des expat. et il faut le dire assez acidulés et amers. D'ailleurs, on vous indique que ces fruits se consomment souvent au gros sel. Depuis peu, sans doute une question de saison, on trouve aussi des champignons séchés et de petites aubergines locales roses. Ainsi que du safou, petit légume ressemblant à l'aubergine, rempli d'un gros noyau et qui se mange bouilli, avec du gros sel.

Plus loin, au marché à légumes, des vendeurs font mijoter leur viande dans de gros barbecues élevés, au pied des poivrons et des choux ; d'autres, à la criée, passent avec du lait concentré en boîte, ou du dentifrice. Les femmes sont assises (ou couchées) sur des sacs en jute, leurs produits bien rangés en tas devant elles, les prix sur de petites pancartes indiquent qu'il n'est pas nécessaire de négocier. On achète ici salades, tomates, gombos, épinards ... au gré des saisons. A traverser ce grand marché, on rencontre toutes sortes de personnes, on se fait sans arrêt accoster, que fait donc la "moundélé" (blanc) ici ? On discute, on blague, on continue. Les effluves de viande ou de banane grillées, de feuilles séchées ou de manioc fumé éveillent les sens et donnent envie de s'inviter à une dégustation culinaire locale. Toute les semaines, le visage du marché est différent, au rythme des vendeurs qui s'y installent. Avec un peu de chance, on peut y croiser des jeunes gens tapant sur des tam-tams au rythme des chants des vendeuses. Exceptionnel ! Parfois, ces jeunes garçons proposent leur aide pour porter le panier.

Sur l'axe perpendiculaire, de grosses quincailleries libanaises ou indiennes ont pignon sur rue, entre le marché aux poissons et crevettes, et d'autres petites boutiques ; certains ont même étalé, entre le trottoir et la rue, des petits comptoirs de maquillage, d'affiches, d'articles en plastique de toutes sortes et de fleurs artificielles funéraires ! Sur la grande avenue, les artisans et les commerçants ont des devantures drôles et naïves, très bien peintes ; elles invitent à la contemplation, au regard, à l'intention. A la station d'essence, les taxis klaxonnent, les chauffeurs se parlent, fort, c'est un tintamarre de français et de congolais ; dans les odeurs de carburant, entre les voitures et les "sans sans" (petits cars de transport collectif) les passants s'arrêtent faire la monnaie avant d'aller acheter au marché.

Se promener au marché permet de refouler toutes les pensées négatives de la semaine, de se reposer les idées, de voir et d'apprécier une autre culture. Le marché africain, dans toute sa dimension, représente son pays. Il nous donne l'état de santé de ce pays, tant moral que physique et politique. Je ne me sens pas seule au marché, juste un peu perdue parfois, dans cette "marée noire", à proprement parler !

14 mars 2008 : ils ont creusé les plombiers, mais pas de trace de cette eau disparue. Un de nos copains, en tout état de cause, nous informe que, peut-être, le gardien a vendu notre eau aux habitants du quartier pendant la nuit ! Nous ne saurons jamais ! Nous sommes vendredi, vive le we !!!!

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Février 2008 : notre ami Julien vient nous rendre visite depuis Mayotte ; deux semaines que nous préparons son arrivée. Nous allons passer 10 jours à nous souvenir et à découvrir, à visiter et à prendre des photos : Lifoula, Léfini et Abio - la réserve aux gorilles et le Lac Bleu, les marchés de Brazzaville, le fleuve ... Puis ce sont les anniversaires de Quentin et Coline et les vacances scolaires jusqu'au 10 mars, l'occasion de rencontrer d'autres mamans et de faire des échanges, top intéressant !

07 janvier 2008 : rentrée scolaire de Mélissa au groupe Scolaire les Phénix (dite école ADADA, du nom de sa propriétaire et directrice), elle aura deux ans demain !

03 janvier 2008 : retour des vacances, nounou malade, maison poussiéreuse et "dégâts d'humidité", sympa le retour à Brazzaville ; j'ai passé deux heures à nettoyer des murs et des sols pleins de champignons ! Mais après avoir tout rangé, la maison redevient confortable et nous pouvons commencer cette nouvelle année par ... une bonne galette des rois commandée et achetée à La Mandarine, une excellente pâtisserie.

Décembre 2007 : nous déménageons enfin dans notre maison "définitive", après un mois de pourparlers avec le propriétaire et des travaux, deux semaines à rechercher une autre alternative, et finalement, enfin, nous déposons nos bagages et ouvrons nos cantines ! Il reste encore un petit mois de vas et viens pour régler notre quotidien, plombier, peintre ... et de poussière, mais finalement, nous pouvons partir en vacances sereins, tout est en ordre pour nous accueillir en janvier !

Lundi 27 août 2007 : arrivée à Brazzaville. Fabien travaille comme expatrié chez SOGECO, une filiale de ETDE au Congo. Nous logeons à l'hôtel Méridien jusqu'au vendredi suivant puis enménageons dans une villa "de passage" proche de SOGECO à M'Pila, dans le quartier du Président. La rue est en travaux, on fait des bordures, on pave, on végétalise ... Mais nous n'avons pas souvent du courant électrique. On nous avait prévenu pourtant, mais à ce point là, pas vraiment, on ne pouvait pas s'attendre à tant de pénurie. D'autant que nous partageons le groupe électrogène avec l'hôtel d'à côté dont nous louons l'annexe. Le propriétaire, au demeurant fort sympathique, ne vit pas dans son hôtel, aussi ce qui s'y passe ... seuls les employés le savent ! On dit qu'il s'agit "d'un hôtel de jour", moi je n'y vois pas rentrer les filles, mais sait-on jamais, on veut rester discret dans ce vieux métier ! Le groupe, le fameux objet de tant de conflits, ne fonctionne que quand il peut, c'est à dire quand il a du carburant, ou une batterie en pleine  forme, voir un démarreur compréhensif et entretenu. C'est Serge qui s'en occupe, il travaille pour l'hôtel. Je pense que pendant trois mois nous avons du lui trouver tous les petits noms d'oiseaux du quartier à ce c..., car si "Môsieur" n'était pas là, partit au "gondron" pour boire un verre, ou rentré chez lui, personne ne savait utiliser le groupe électrogène. Personne ne ravaitaillait en essence, personne ne rechargeait la batterie, et qu'est-ce qu'on hurlait ! Car évidemment, sans électricité, pas d'eau, car pas de surpresseur ! Trois mois de cris intempestifs, de demi-nuits chaudes, de réveils sans eau, de repas à la bougie. Trois mois pendant lesquels je me suis demandée si cela valait le coup de rester vivre au Congo.

 

 



13/03/2008
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