Une vie en Afrique

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France - Un week-end du 15 août sous tension !

La tension monte ...


Probablement sous l'effet de la chaleur, mais aussi sûrement car la fin août arrive et que pour les uns ce sera la fin des vacances, pour les autres la fin des vacanciers, nous assistons donc à des scènes étranges de joutes verbales et de menaces orageuses, de mouvements de foule et de cris de fureur ou d'impatience.
Démonstration :
Si la soirée du 15/08 à Biarritz s'est plutôt bien déroulée dans l'ensemble (quelques échauffements sur la plage principale de Biarritz mais rien de méchant), il en était autrement à la station de la STAB à Javalquinto, où des bus spéciaux attendaient pour ramener plusieurs centaines de personnes sur Anglet et Bayonne. Totalement insuffisants pour accueillir autant de monde, la masse des vacanciers ruminait, se bousculait, s'échauffait, imposant l'intervention de la police municipale pour gérer les conflits et les mouvements brutaux vers les bus. Certains en venaient aux mains, les insultes pleuvaient, les enfants  pleuraient, ce spectacle imprévu était tout simplement affligeant. Les chauffeurs hurlaient, à la limite de l'incorrection,  stressés par le comportement de la foule, comprimant cette dernière au maximum pour remplir les bus, les portes forcées par autant de personnes impatientes de rentrer chez elles à minuit passé, fatiguées et irrespectueuses des autres.
Une fois partis, le chauffeur conduisait sans respecter la limitation de vitesse, les feux rouges et les arrêts ! Inutile de dire qu'à la moindre réflexion, il nous menaçait de déposer tout le monde.
Heureusement pour nous, qui étions sortis avec les trois enfants, à cette heure là endormis et avachis dans nos bras, nous avons eu le droit de descendre à l'arrêt où nous avions garé notre voiture ! Retour musclé, donc, qui effaçait un peu le merveilleux spectacle d'un des plus beaux feux d'artifice de France.
Le lendemain, un peu dans le brouillard, nous partons pour Saint-Jean-Pied-de-Port, très jolie petite ville du Pays Basque, que nous parcourons pour quelques heures sous le chaud soleil d'une journée lourde, lourde d'humidité. Première chose, comme nous arrivons tard, nous nous dépêchons de trouver un restaurant pour manger. Je vois mon mari s'engouffrer dans une salle, nous le suivons. Il avait aperçu la terrasse, ma foi plutôt ombragée et accueillante, mais évidemment les tables étaient toutes réservées. Du coup, on nous installe à l'intérieur (6 personnes tout de même) et on nous donne le menu unique de ce jour de fête à 30 euros. De ce fait, nous reculons honteusement nos chaises et sortons sans faire trop de bruit, après avoir entendu la réflexion sarcastique de la restauratrice nous indiquant que ce sera pareil ailleurs ! Plutôt pressés, nous inspectons cependant la carte d'un autre restaurant avant d'attendre 15 minutes que de la place se libère. Repas très intéressant, pas cher, carte et accueil tout à fait corrects pour "CHEZ EDOUARD", même si au moment de sortir nous avons encore pu assister à un échauffement des esprits et des corps à la limite des coups ! Le restaurateur ayant été pris à parti par des touristes qui désiraient uniquement boire alors qu'ils se présentaient dans un restaurant.
Bref, là encore, nous pensons que la chaleur et la fin d'une saison estivale poussent les uns, fatigués  d'être envahis et de travailler, à rouspéter contre les autres, énervés de voir la fin des vacances arriver et à la limite de la correction !
Promenade dans la foule, sur les remparts de la citadelle, puis petit tour à la fête foraine avant de partir pour ESPELETTE où nous nous posons à la terrasse d'un café pour nous rafraîchir et déguster quelques glaces ! Là encore, des touristes très incorrects se hasardent chez les gens du cru pour prendre des photos de leurs maisons et intérieurs, sans en avoir demandé la permission. Bien entendu, les habitants ferment leurs portes !
Il est tard et nous avons tout juste le temps d'acheter poudres et ficelles de piments frais avant de rentrer !
Nous aurons donc remarqué que les touristes se donnent tous les droits et ne respectent plus ni les habitants ni les lieux, allant même jusqu'à entraîner des conflits et des querelles pour s'assurer de leurs pleins droits. C'est bien dommage d'en arriver là, heureusement tout le monde ne fait pas de même, mais cela ne rattrape pas tous les dégâts causés par ces foules de gens irrespectueux.

Nathalie GUIRONNET
16 août 200


17/08/2009
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