Une vie en Afrique

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Chroniques ... Par une ado expatriée rapatriée confinée - 20 avril 2020

Nathalie Guironnet-6486.jpg

1 mois maintenant...

 

Confinement oblige, nous sommes tous bloqués chez nous. Ce qui aurait pu paraître idyllique il y a encore peu de temps nous apparait aujourd’hui comme une dure épreuve à affronter. Mais que pouvons-nous y faire ? Malheureusement rien. Il faut donc prendre notre mal en patience et redoubler d’originalité afin de s’occuper durant cette période. En effet, qui aurait pu croire que films et séries toute la journée finissent par nous ennuyer ? Cela fait maintenant 1 mois, quelques colères et plusieurs fous-rire (assez fréquents en fait) que nous somme confinés. Il s’en est passé des choses entre temps. 

 

Tout d’abord, il faut dire que nous ne sommes pas réellement « chez nous ». Chez nous, c’est au Caire. C’est là-bas que nous avons nos amis, nos repères. Cela faisait une semaine que nous avions repris l’école (à cause des vacances). Nous n’y étions pas allées jeudi, une tempête nous en empêchant. Enchaînant alors sur le week-end (vendredi-samedi en Egypte), nous ne nous doutions pas de ce qui allait arriver.

Nous connaissions la situation, mais imaginer un rapatriement ? C’était impossible. Pourtant, on apprend samedi que l’école ferme pour 2 semaines. Des cris de joie pour certains, un soulagement pour d’autre, mais pas pour nous.

Alors les évènements suivent et papa et maman nous annoncent que nous devons prendre une décision : devions-nous rentrer en France ou rester confinés  ici ? A ce dilemme, des larmes se sont mélangées. Personnellement j’ai beaucoup pleuré, pour plusieurs raisons mais surtout à cause de l’éloignement causé par cette histoire. C’était aux parents de choisir, nous n’avions pas notre mot à dire. Après de nombreuses questions, le verdict : nous restions. Le poids qui m’empêchait de travailler s’enlève alors.

Malheureusement, on apprendra plus tard dans la journée que la société nous oblige à rentrer en France. De nouveaux des larmes. Ce fut une journée forte en émotion. Et les quelques jours suivant le furent aussi.

Comment voulez-vous préparer vos affaires quand vous ne savez pas le temps que vous allez rester loin de chez vous ? Bref, tout ça pour dire que le mercredi 18 mars, 10 bagages dans le coffre de la voiture qui nous amenait à l’aéroport, j’aurais tout donné pour rester chez moi ….

(à suivre)

 

Coline



20/04/2020
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