Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Brèves descriptions d'Addis-Abeba (depuis notre arrivée)

Lundi 29 septembre 2008

L'aéroport d'Addis-Abeba, grand, spacieux, moderne, laisse à rêver : l'arrivée dans ce pays prend une autre dimension que celle de Brazzaville, l'année dernière, et la chaleur des grands espaces vitrés invite à se poser bien au chaud derrière ! Au petit matin, il fait plutôt frais ici, limite froid, aussi nous nous engouffrons vite dans le taxi venu nous chercher et parcourons la ville (un léger brouillard flotte dans l'air) en direction de l'hôtel HILTON où la société de Fabien nous a réservé un appartement-hôtel. Deux chambres très spacieuses, deux salles de bain, un grand salon, une cuisine et des terrasses, nous sommes en rez-de-jardin, à deux pas de la piscine de plein air mais à l'eau chauffée. La position centrale du Hilton nous permet le jour de sillonner la ville aux beaux bâtiments publics, où d'impressionnants buildings en tous genres (hôtels, bureaux, etc. …) en construction voient le jour. Les axes principaux sont goudronnés, et des rues pavées partent parfois dans les quartiers, assez propres au regard de certains autres endroits dans le monde. La capitale éthiopienne est une ville dynamique, surpeuplée ; néanmoins la pollution la range parmi les villes les plus polluées au monde. Effectivement, vu le panel de véhicules que l'on rencontre ici, et la quantité, il n'est pas étonnant qu'à longueur de journée la ville soit embrumée ; je ferme régulièrement les fenêtres de la voiture pour ne pas respirer les fumées noires dégagées par les pots d'échappement des 4x4 (on en trouve moins qu'à Brazzaville, mais cela est dû au « surtaxage » des véhicules à leur entrée dans le pays) et taxis bleus et blancs. Il est étonnant de voir aussi que l'on respecte énormément les forces de police en ville ; ici, peu de « backchichage » ! Il fait frais le matin, froid le soir, mais à midi nous enlevons les pullovers pour profiter de la douceur du soleil. Les pluies vont diminuer petit à petit.

Dans les rues, les éthiopiens semblent de bon caractère et souriants. La tradition voudrait, et à juste titre je pense, que les femmes éthiopiennes soient très jolies. De teinte claire assez souvent, elles sont effectivement gracieuses et fines. Bien entendu, comme on nous l'avait déjà dit, on voit aussi dans les rues beaucoup de misère, et des handicapés : l'homme aux vingt doigts, la femme aux moignons, ou l'attardée mentale, mais aussi des gens simplement à la rue, dormant sous des cartons au pied des églises ou des routes. Les enfants, régulièrement, nous questionnent quant à cette situation, et il n'est pas facile de trouver les mots.

Les éthiopiens sont pieux et n'hésitent pas à donner des petites pièces. On voit à Addis-Abeba de belles églises orthodoxes, et l'on dit aussi qu'ici se trouve la plus grande église de d'Afrique. Quelques mosquées se distinguent également. La mise en garde quand nous recherchons une maison est bien réelle. Il faut faire attention de ne pas vivre trop près de l'un ou de l'autre. Malheureusement, le vent porte aussi, et quelques kilomètres ne suffisent pas toujours ! Nous venons de trouver une maison (une semaine de recherches et une dizaine de visites avec notre brooker), moderne, neuve, située sur les hauteurs de la ville. Trois étages, 40 marches d'escalier, elle avait tout pour plaire ! Surtout, sans vis-à-vis, elle nous offre une très belle vue sur la capitale. Très ventée, elle se trouve dans une rue passante, et le matin, les prêches orthodoxes nous réveillent à 5h30 ! Elle est par contre idéalement située, à moins de 10 minutes du lycée des plus grands, et sur la route du travail de Fabien.

Quentin et Coline vont à GUEBRE MARIAM, un établissement franco-éthiopien au cœur de la ville ; pas moins de 4 entrées pour cet imposant complexe soumis aux dures réalités des embouteillages trois fois par jour ! Coline, en maternelle moyenne section, partage sa cour avec environ 450 autres enfants et Quentin, en CE1, joue avec environ 160 élèves congénères. Mélissa, quant à elle, a débuté une maternelle petite section dans une petite école privée française, FIDEL KINDERGARDEN SCHOOL. Elle s'y sent très à l'aise et elle est surtout très entourée, même si ma petite puce, très autonome, ne demande pas autant d'attention. Cette école a la particularité de proposer des activités extrascolaires l'après-midi, pour les petits et les grands.

 

La langue officielle est l'amharique, mais on rencontre assez souvent des éthiopiens parlant anglais (principalement ceux qui ont suivi une scolarité). On parvient donc à se débrouiller dans la rue, et peu à peu notre vocabulaire revient ! Il y a peu de français (je n'ai pas les chiffres) à Addis-Abeba ; on voit en majorité des chinois, des américains, des italiens et des allemands, puis des français. Le pays produit lui-même certains produits de consommation courante, et du coup nous profitons des légumes et fruits très variés toute l'année (notamment des fraises, des asperges, du maïs grillé, etc. …), de yaourts et de lait au goût fermier très prononcé, de viande fraîche (bœuf, mouton, porc), de miel et de café, etc. … Nous trouvons aussi de nombreux produits italiens et sud-africains (fromage, charcuterie, vin), aussi il n'est pas facile au début de se repérer parmi ces marques inconnues. Cependant, il est à noter que notre pouvoir d'achat a été multiplié par deux ! L'artisanat, très présent, nous permet aussi de décorer la maison à peu de frais ; le lieu « mythique » de la ville, LE MERKATO, regroupe en son sein, et sur plusieurs quartiers, des échoppes de toutes dimensions et en tous genres ! A éviter en période de pluies évidemment, sauf si comme moi vous avez un goût prononcé pour les torrents d'eau et le froid !



11/10/2008
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