Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Vox-Artis : grâce à Bastien DEFIVES_fév.2016

 

J’ai envie de partager avec vous une jolie rencontre.

Enfin, au sens figuré du terme parce ce qu’il s’agit d’une rencontre à sens unique.

L’artiste présentait son travail, et il semblait tellement bien dans sa peau que ça m’a interpellé. Il parlait d’une notion que je ne connaissais pas, la photographie participative, et il y a eu comme un déclic. Peut-être le petit clic que j’attendais. J’ai compris quelque chose. Plutôt que d’endurer la photographie, je pouvais la partager et cela me permettait d’éviter la solitude. Que j’endure. Je crois que la solitude me suit comme une ombre. Dure, profonde.

Est-ce inhérent au métier d’artiste de s’isoler de sa propre communauté ? Peut-être que oui, sans doute que non, mais mon choix d’être photographe m’a obligé à m’isoler.

Parce qu’ici je n’appartiens pas à la jeune communauté sénégalaise de photographes qui se sont fait dans la rue, je compile les préjugés : je suis blanche, plus aisée et plus âgée.

Parce que ne n’appartiens pas non plus à la communauté des photographes étrangers installés au Sénégal, parce qu’il n’y a pas de communauté, donc pas de partage, c’est le chacun pour soi.

Bref, isolée, sans matière, avec le seul objectif de rester informée via les réseaux sociaux et internet, et la recherche désespérante de sujets de reportage. Juste un ami, complémentaire, avec qui discuter de temps à autre.

 

Voilà, j’ai vu comme une lueur d’espoir ce soir-là. Un dialogue passionné, une série intéressante réalisée en collaboration avec des scientifiques, un livre émouvant édité par un collectif que je ne connaissais pas, le métissage des arts avec la participation d’une troupe théâtrale sur le sujet de l’exposition, et surtout une méthode de travail et de partage entre artistes et public. Tout ce que j’aimerais connaître.

 

Je suis sortie de l’exposition avec l’idée en tête que cela existe et que donc tout est possible. Intégrer un collectif, mélanger les arts, travailler en collaboration avec la participation d’un public ciblé, faire du reportage sociétaire.

Une sorte d’issue quoi, une bouée de secours, un espoir, la continuation de ce que j’ai initié il y a un mois et demi avec la mise en place des déjeuners d’artistes à Dakar.

 

Bastien DEFIVES vit à Dakar.

Je ne le connais pas donc je ne vais pas broder sur son parcours, le peu que je sais je l’ai lu sur son site et vous pouvez en faire autant. Son travail est riche, engagé, éclectique. Un artiste polyvalent qui partage ses méthodes de travail notamment à travers des ateliers.

Je vous invite à visiter son site :

http://www.bastien-defives.fr/

 

 

© N.GUIRONNET 



17/02/2016
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