Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Une assiette à 1%

Je ne sais pas si vous l’avez vu mais depuis deux semaines je crois, notre ticket de caisse au supermarché s’est alourdi de quelques centaines à quelques milliers de francs cfa.

Certes, les prix augmentent régulièrement, et pour les plus avertis d’entre nous, pas une semaine sans dire « mince, ça aussi c’est plus cher qu’avant ! ». Pas une semaine sans rouspéter sur le coût de la vie. Il faudrait jongler dorénavant entre plusieurs enseignes, dommage que côté communication ce ne soit pas encore ça (la stratégie de quartier a encore de beaux jours à Dakar). En effet, comment savoir que le litre de lait est en ce moment 100 cfa moins cher chez Citydia, si ce n’est en y allant ? Certains demanderont si traverser la ville pour payer moins cher est si intéressant que ça au vu du prix de l’essence et du temps perdu dans les embouteillages, d’autres répondront que tout le monde n’a pas la même bourse et que même parmi les expatriés le pouvoir d’achat peut aller du simple au triple. Et puis, d’autres en ont peut-être un peu marre d’être pris pour des vaches à lait …

Cependant, mon sujet ne porte pas sur ces augmentations ponctuelles. Non, mais sur les 1% que nous payons en plus et qui sont prélevés sur le montant total de notre caddie dès lors qu’on dépasse … 20 000 cfa (lol) ! Quoi ? Seulement ? Vous pensez peut-être en rigolant que ça paraît peu, comme la caissière qui la dernière fois m’a expliqué en souriant que ce n’était pas grand-chose comparé à ce qu’il y avait dans le charriot, mais calculons sur l’année : c’est quand même l’équivalent d’un mois de salaire de nos employés, parfois plus selon les foyers (elle est payée combien la caissière chez Casino ?).

Cette taxe, clairement mise en place pour nous expatriés (il faut en être fier, enfin quelque chose pour nous !) et pour une partie des autres résidents locaux aux revenus moyens à franchement outranciers, serait-elle passée inaperçue ? Aucune explication au supermarché qui aurait du se donner la peine d’informer ses clients de ce détail à 1%, aucun article non plus trouvé sur internet, c’est silence radio !

Donc, peu d’options de toutes les façons, appliquons et subissons : payons ! En attendant la prochaine taxe …

A moins que vous n’ayiez envie de faire râler la caissière en faisant des tas de 19 000 cfa sur le tapis (ça va un temps mais on va vite se lasser, des deux côtés !).

A moins que vous ne décidiez de boycotter cette taxe en allant au marché (génial, pour tout trouver ça va être drôle, parce que nos habitudes alimentaires sont ce qu’elles sont et qu’on ne se contentera pas de manger du riz et du poisson).

Mieux, payons mais parlons en, ça ne vous fait pas râler d’être tout le temps « imposé » (‘obligé’ de ‘payer’) ? 

 

**La taxe concerne uniquement les paiements en espèces



29/03/2013
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