Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Parc National du Balé

PARC NATIONAL DU BALE

 

 

 

Situé au sud de l’Ethiopie, à la frontière kenyane, le massif du Balé est un des lieux les plus sauvages et spectaculaires du pays. Le site, réputé pour le trekking, est peu connu, et accessible en passant par Shashemene, ou par Nazareth (attention, route en construction, donc beaucoup de piste). Attention, d’un point de vue climatique, les montagnes du Bale sont caractérisées par des précipitations régulières et nombreuses, de mars à octobre, rendant difficile l’accès au parc (brouillard, vent, froid). Choix varié de logement : lodge, refuge, camping offrant aux visiteurs des possibilités nombreuses de trekking d’un à plusieurs jours, et de parcours pédestres et équestres.

 

Partis tôt d’Addis-Abeba un dimanche matin, nous passons par Débré Zeit puis Shashemene pour rejoindre le Parc National du Balé. A cette heure-ci, peu de circulation, et 245 Kms qui défilent plutôt vite. A Shashemene, prendre la direction de Dolola (Robe) – 71 Kms – puis continuer la route, tout droit, jusqu’à Dinsho. La route est en construction sur une petite portion juste avant Dolola, puis quelques kilomètres après, et jusqu’à Dinsho (150 Kms depuis Shashemene). La piste est cependant très bonne. Il faudra attendre la montée, puis la descente vers Dinsho (alternance de cultures et de paysage pelé) avant de voir le panneau d’entrée dans le parc, alors, qu’étrangement, phacochères, dik-diks et nyalas apparaissent, comme si une frontière invisible les empêchaient jusqu’à présent de faire leur apparition !

 

Un panneau sur la droite à la sortie de Dinsho annonce le « NATIONAL PARK OF BALE HEADQUARTER ». Nous sommes entre 3000 et 3500 m d’altitude. On doit s’acquitter des droits d’entrée. Ce bureau regroupe aussi l’association de muletiers et l’association de guides. On peut y être accueilli tous les jours mais le dimanche on ne vous délivrera pas de facture.

Prix indicatifs (TTC):

- 90 etb/touriste/jour, ou 50 etb/résident/jour. Enfants gratuits

- 40 etb/tente/jour

- 40 etb la voiture

- 204 etb/jour/guide

 

On peut également y acheter du bois d’eucalyptus. Il faut savoir que c’est le seul bois que l’on est autorisé à brûler dans le parc. Compter 25 etb/fagot. Guide obligatoire bien entendu : ce dernier vous suit d’abord pour vous montrer le site de camping (dans une clairière sur un petit promontoire rocheux) puis vous aide à vous installer et vous propose une promenade de fin d’après-midi. On peut également dormir dans les lodges (prix différents). On peut y remplir les jerricans d’eau, si non le guide vous amènera au village, et y jeter les sacs poubelles en partant. On peut également y acheter des boissons. Côté wc, des toilettes sèches se trouvent à proximité du terrain de camping.

 

Donc, partis pour camper, nous montons notre tente au pied du foyer. Première expérience en famille, premiers fous rires, et crainte de la pluie, le ciel se transformant au fur et à mesure ! Il faut dire qu’à cette période de l’année il est plutôt risqué de s’aventurer dans cette région pour camper, mais la saison des pluies commence à peine. Premières frayeurs alors que les « sacochères » (joli petit mot de Coline) ‘chargent’, attirés par les odeurs du pique-nique ! Premières émotions lors de la petite promenade avec le guide, pendant laquelle on découvre nyalas et red backs. Et malgré « une mousquetaire » qui se bat contre les plantes (Mélissa), malgré une autre qui tousse à se décrocher le fond de la gorge (Coline), toujours malgré l’aîné qui traîne ses pieds parmi les feuilles mortes, s’amusant à faire le plus de bruit possible, et bien malgré tout ça nous avons vu et observé ces magnifiques animaux.

Enfin, premiers frissons à la tombée du jour, au pied du foyer, alors que l’humidité tombe et que la nuit progresse. Les enfants recherchent des petits branchages pour démarrer le feu. Campeurs du dimanche, sans sacs de couchage, la nuit se révèle particulièrement glaciale et humide, alors qu’il pleut, et du coup première mauvaise nuit sous des gabis trop légers ! Le réveil matinal n’est pas bien difficile, de toutes les façons la tente n’est pas opaque et ne protège pas des bruits extérieurs ! Le guide nous rejoint à 7h et nous presse. Il nous propose les services d’un jeune homme pour garder les tentes pendant notre absence, c’est courant et nous acceptons (à partir de 80 etb/jour).

 

Plateau de Sanetti : à environ 2 heures de route (passer par GOBA), au poste barrière d’Angesso, le plateau se situe entre 3800 et 4000 m d’altitude. Magnifique désert lunaire que lichen, bruyère et immortelles partagent avec les « lobelias » géants et les palmiers, et une faune quasi endémique de rongeurs et rapaces. Enfin, le fameux loup d’Abyssinie, plus près du renard que du loup, égaie ces plaines de sa couleur fauve. Espèce menacée, il n’est cependant pas rare d’en rencontrer si l’on se donne la peine de parcourir le plateau. On dit sur ce plateau qu’il serait le plus venteux, le plus étendu et le plus haut d’Afrique. Quand il pleut, les températures peuvent être très basses. Un panorama permet d’apprécier un point de vue remarquable duquel on côtoie les nuages. On peut même, rarement cependant, trouver de la neige. Un camp de scouts permet aux visiteurs de planter la tente ou de loger sous abri.

 

Harenna forest : écosystème à part entière, rare forêt tropicale humide du pays, l’espace de près de 4000 Km2 serait le deuxième plus vaste espace boisé Ethiopien. Territoire des singes (colombus), cochons sauvages, et plus rares, de lions et léopards ! 16 espèces endémiques d’oiseaux y ont été recensées.

 

Il est possible de découvrir Sanetti et Harenna dans la même journée, mais certains préfèreront camper dans ces deux endroits fort pittoresques. Si vous le faîtes dans la journée (comme nous), il vaut mieux partir tôt et s’arrêter à Goba pour boire un café (petit-déjeuner restreint cependant : gâteau, œufs brouillés ou fèves en sauce tomate. Le Balé, réputé pour son café organique, propose un excellent « bouna »). Il faut compter 210 Kms pour l’aller-retour Dinsho-Harenna pour  environ 6 heures de promenade (piste). Possibilité de déjeuner à Goba au Baltena Hotel au retour (tibs).

Deuxième nuit sous tente : les enfants ont pris goût aux shamallows et au jambon cru grillés, alors que nous apprécions nos saucisses et le pain chauffé sur la grille, et un petit verre de champagne au soleil couchant sur la plaine de Dinsho. Et comble du luxe, des couvertures réchauffées au feu de bois, et une bonne discussion entre amis ! Etrangement, cette deuxième nuit aura été excellente, et c’est à regret que nous quittons le Bale pour rentrer sur Addis-Abeba.

 

Au passage : le Marché de Dinsho se déroule le mardi matin, vers 11h. Ambiance accueillante et agréable, mais prenez soin d’y aller avec votre guide, il vous expliquera de que l’on y voit et négociera les prix pour vous ! Figues de Barbarie et canne à sucre, artisanat, poterie, et de nombreux autres étals présentent un mélange éthiopien détonnant aux visiteurs. Dans cette région on parle OROMO, une langue différenciée de l’amharique.

 

Pour la route du retour, nous changeons de trajet et après un déjeuner express à Langano, au Sabana Resort, nous privilégions la route de Butajira, plus tranquille en semaine (3 heures de route pour Addis-Abeba).


 

Un de nos amis nous a laissé le prénom d'un guide, et son contact. Bien entendu, c'est à titre indicatif : TAMA : 0911.33.39.02

 

Pêche à la truite : SHAYA RIVER entre Dinsho et Robe ou Web River

 

 

 

 

Avril 2011



28/04/2011
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