Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Nos enfants ce mois-ci _ Trois petites limaces_Juillet-août 2011_

Nos enfants ce mois-ci

Juillet-août 2011

 

Trois petites limaces

 

 

 

A l'heure (l'ère) des éoliennes, le paysage français, et notamment le long des autoroutes de France, se pare de beaux troncs blancs qui étirent majestueusement leurs longues et lourdes pales. La tête dans les nuages parfois quand le brouillard s'étend le matin aux aurores, puis fières et élancées dans le soleil dur et cassant de l'été. L'été en France, plus de 7 000 kms au compteur en un mois et demi, et des allers-retours entre Bayonne et Lyon, puis Paris, Carcassonne et Narbonne, et pour finir la Mayenne et l'Espagne !

Après un stage de rugby d'une semaine, Quentin lève les yeux au ciel (une seconde nature d'après sa mamie) et part à Paris !

Un parcours exceptionnellement riche et sans encombres où il découvre :

J1 : les Champs Élysées, l'Arc de Triomphe, le quartier du Marais, l'île de la Cité, Notre Dame, le quartier St Michel

J2 : Montmartre, Pigalle, la Tour Eiffel, le parvis du Trocadéro, le cinéma REX sur les grands boulevards

J3 : Les Halles, le centre Georges Pompidou, la Place des Vosges, la Bastille, une excursion en péniche, le Louvre (nocturne) et de loin la Tour Eiffel scintillante // Anecdotes : Quentin au Louvre : « le tableau de la Joconde c'est le vrai ? Mais non regarde, elle est fausse (mordicus), le sourire est pas le même » !

J4 : le château de Versailles : déception, trop de monde ! « Galerie des glaces = « la salle des miroirs (Harry Potter) » ! Lassitude de la foule, pipi toutes les deux heures, pendant que Quentin suit la file, Coline appelle pour nous dire qu'elle campe dans le salon de sa marraine !

J5 : le parc des sciences de La Villette

Son Top de Paris : 1 la Tour Eiffel, 2  le Louvre, 3 les sushis ! Et entre deux visites et tours de rues, Quentin cherche à tuer les pigeons d'une crise cardiaque, remonte les escalators à l’envers, ouvre la porte de la voiture en roulant, et comme dit papa, alors qu'il cherche à s'endormir sans trop y arriver : « au lieu de compter les moutons, compte tes bêtises ! ».Quentin ronfle et empêche maman de dormir, et terminera son séjour en maillot de bain faute d'avoir pris suffisamment de caleçons pour le voyage !

 

Puis, de la Ville lumière (Paris) à Narbonne (ville internet 2011), plus de 720 kms de bouchons cumulés (Bison Futé s’est trompé) ! Il nous faudra encore 5 heures de route pour rejoindre la capitale du chocolat (Bayonne), trois jours plus tard !

 

Un été exceptionnellement riche donc, avec des rencontres intéressantes, dont celles d'un baba cool israélien créateur de bijoux, nomade vivant en Australie (et son hymne australien au yukulele), un groupe de malgaches mangeurs d'insectes réunis à l'occasion d'un baptême, et des retrouvailles riches autour de repas étranges chez M&M (où l'on retiendra la recette des pâtes au foie gras, le goût de la gelée de fraises, et un essai mémorable de poulet au chocolat), conviviaux chez C&M, familiaux chez N&L, tardif mais très sympathique chez A.

 

A Bayonne :

Mélissa a vu des traces d’extra-terrestre chez ses grands-parents et se demande s’ils existent, et ses grands-parents font un barbecue en climatisé (le comble du comble). Alors qu'on se promène, Quentin remarque que « quelqu’un a collé du scotch sur le radar » alors que Mélissa s'écrie « mais ce n’est pas moi » !

Entre autres sujets de conversations pendant l'été, le baptême et le mariage, et là c'est Coline qui dit à Quentin : « de toutes les façons peut-être que tu vas rester solitaire » ! CQFD alors que notre pré-adolescent ne veut absolument pas entendre parler de … nana !

 

Bon, en tout cas, après une dernière nuit épique avec une souris dans la chambre, et des allers-retours avec la balance greffée au bras pour peser chaque bagage, le voyage commence mal : il fallait juste prévoir que les douanes de Pau ne travaillaient pas le dimanche matin et qu'il aurait éventuellement fallu les prévenir (« coucou j'arrive ! ») que j'aurais besoin d'eux, puis :

  1. je dois me pré-enregistrer sur une borne automatique alors que je n'en ai pas envie,

  2. j'apprends que pour un mauvais équilibrage de mes bagages, le kilo supplémentaire pourrait me valoir 100 euros de forfait (alors que le total des kilos est en dessous de ce à quoi j'ai droit),

  3. je n'enregistre les huit bagages que jusqu'à Paris.

    Là, trois chariots à transporter sur plusieurs kilomètres pour passer du D au G, faire les détaxes, manger, puis enfin refaire la queue et ré-enregistrer pour prendre un avion poubelle d'une compagnie dont je ne citerai pas le nom et arriver à Dakar de manière toute aussi épique dans l'attente d'un bagage qui finit par arriver au bout d'une heure : et là, enfin, Fabien, une serpillière à la main, affolé par l'état général de crasse de l'appartement dans lequel nous devons résider, s'annonce vaincu et fatigué !

 



27/10/2011
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