Une vie en Afrique

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Le 5 Kms femme d'Addis-Abeba, LA VIE EN ROSE !

Le 5 Kms femme - Addis-Abeba

Journée de la femme

13 mars 2011

 

 

 

Je ne suis pas une grande sportive, je dirais même que moins j'en fais mieux je me porte, enfin façon de parler puisque je ne me porte jamais aussi bien que quand je pratique une activité sportive régulière ! Après deux mois de PILATE et quelques muscles en plus (enfin je crois !), je me lance un défi personnel, motivé quand même par la possibilité de faire des photos dont je n'ai pas l'habitude : courir parmi une foule nombreuse et enthousiaste.

 

"JOG OR WALK", un vrai défi, 5 Kms à pied pour la cause des femmes, pour défendre leurs droits, et ceci à l'occasion de la Journée mondiale des femmes. Je ne coure pas, je n'aime pas ça, et je n'ai pas d'endurance en plus, mais là j'ai envie de faire un effort. Si je ne coure pas, je marcherai !

 

Alors, un maillot rose fushia sur le dos (acheté au dernier moment !), des foulards jaunes, des chapeaux de toutes sortes et des tenues plus ou moins adaptées (je vois une fille avec une jarre sur le dos !),  quelques mots forts scandés par les affiches, des photographes et cameramans disséminés dans la foule en attente, et un délire communicatif, une foule de près de 9 000 femmes s'est retrouvée le 13 mars 2011 à l'Atlas Hotel pour participer à cet évènement.

 

En groupes, sifflet en main, ou seules, éthiopiennes et étrangères sont parties en hurlant, déterminées, à l'assaut des 5 Kms de boucle : remontée de Tele Bole vers l'église Medhen  Alem (et séance photo sur la fontaine en marche au pied d'Edna Mall), puis Cameroon street en direction de l'aéroport, et au rond-point retour par Bole Road et la rue de l'Union Européenne (Cap Verde street). Le long des voies, des files de voitures bloquées, des stands d'approvisionnement en eau, une tente de premiers soins, des ballons roses, des travailleurs, mendiants et curieux puis enfin, des spectateurs qui nous encouragent !!

 

Alternant pour la plupart marche et course, des liens se crèent, les filles s'encouragent et se défient, et l'on retrouve des coureuses atypiques telles que des mamans avec leurs petites filles (certaines marchant, d'autres sur leur dos, ou encore dans des poussettes), telles que des femmes en fauteuil roulant, telles que des familles réunissant plusieurs générations de femmes. De jolies jeunes filles maquillées, coiffées, souriantes et en nage, des femmes un peu moins apprêtées, des enfants plutôt fatiguées, toute une masse de moins en moins compacte se dirige de concert vers les stands d'arrivée où l'on distribue à chaque participante une médaille au cordon bleu, vert ou violet (en fonction de l'ordre d'arrivée).

 

L'appareil photo autour du cou et 2 kgs de matériel sur le dos, je m'arrête régulièrement pour souffler, j'en profite pour prendre quelques clichés puis je repars à petites foulées sur quelques mètres avant de marcher à très grands pas avec toutes celles qui alternent comme moi. Seul objectif  : avoir ma médaille ! Descendre Bole Road en union avec plusieurs milliers de filles, femmes, mères et grand-mères, c'est incroyable ! Suer et grincer des dents à la douleur de mes mollets et chevilles qui ne comprennent sans doute pas ce qui leur arrive, réfléchir et s'efforcer mentalement de renir le coup, tout en ruminant contre cette mauvaise, très mauvaise idée que j'ai eu de me lever ce matin, de mauvaises pensées m'assaillent et me stimulent !

 

Finalement, l'enthousiame des filles éthiopiennes, qui dansent au podium musical disposé au dernier kilomètre, est motivant et nul doute qu'au bout de 4 kilomètres on peut et on doit trouver le courage de terminer cette course, l'unique course à laquelle j'aurai participé en trois ans passés à Addis-Abeba !

 

Et là, quel plaisir d'être à l'arrivée, de retrouver les copines perdues de vue dans la foule, d'écouter les cris de joie des participantes, fleurs à la main,  et de leurs familles qui les attendaient. Certaines ont terminé la course en soutien-gorge, ou trempées ! Pour ma part, je ne m'en sors pas trop mal, peut-être un pied endolori par des baskets trop serrées, mais cela passera en un jour, et surtout, surtout, le plaisir, non la joie d'être allée au bout de moi-même, en 50 minutes.

 

Une expérience inoubliable qui aura une place de choix parmi mes souvenirs d'Ethiopie, ce 5 Kms femme m'aura permis de participer à une cause, à la mienne bien sûr, et à celle de plusieurs milliards d'autres femmes dans le monde !

 

 

 CHOICE, SAVE, PARTICIPATE ...

 

 

CHOICE : la solidarité

 

 

CHOICE : la beauté

 

 

 

CHOICE : le sourire 

 

 

 

 

 

 

 



14/03/2011
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