Une vie en Afrique

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L'évènement de février : le marathon Eiffage

Je doute que vous ne sachiez pas que les 13 et 14 février derniers c’était le marathon Eiffage à Dakar. On connaissait sans doute tous au moins une personne inscrite car des milliers de sportifs ont concouru ces deux derniers jours malgré l’appel au boycott lancé sur internet par de nombreuses associations. Certains auraient pourtant été oubliés. Cafouillage, pertes de dossier, des inscriptions oubliées et des sportifs refoulés qui étaient pourtant prêts à en découdre sur le bitume fraîchement coulé d’une partie de la nouvelle portion d’autoroute. Il paraît même que les bureaux étaient fermés et incapables de répondre aux inquiétudes des inscrits oubliés. Eiffage avait annoncé au début qu’il n’y avait pas assez d’inscrits, alors qu’au final on a largement dépassé le quota des inscriptions attendues.

 

Bref, le bazar.

 

Branle-bas de combat dimanche 14, il fallait se lever tôt (tout est relatif mais quand on s'est couché à 2h du matin 730 c'est un peu tôt) pour rejoindre le terrain des opérations !!!

Il y avait dans la voiture un enfant frustré de ne pas avoir participé la veille aux épreuves de son âge suite à une erreur ; A. était encore plus énervé car son père avait hérité à la dernière minute de son prénom. « Mon père m’a piqué mon brassard ! ». Mais non, lui expliquait sa mère, mais il était trop tard pour faire les modifications !

 

Bon, c’est ainsi que je suis arrivée, bien après les départs, curieuse et malgré moi inquiète, sans accréditation pour faire des photos donc sans carte d’accès à l’espace VIP. Pas grave, je n’étais pas obligée de prendre des photos, d’ailleurs je ne savais pas si seulement j’en ferais vu que je ne savais pas à quoi m’attendre.

 

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A l’arrivée finalement, je me suis détendue et à mon habitude je me suis promenée, interpellée par les sportifs qui voulaient que je prenne des photos d’eux. J’ai observé, écouté, et j’ai été surprise.

Au village du marathon, tout semblait bien rôdé, les installations bien montées, il y avait des sportifs partout, se reposant dans le gazon, détendus, souriants, fatigués. Une sécurité renforcée avec une grosse présence policière, des animations de danse et musique, un espace culture dans le hall d’entrée du centre international de conférence avec une exposition de peintures et de sculptures, des tentes occupées par les sponsors, une aire de jeux pour les petits, tout cela contribuait à occuper les centaines (ou milliers) de personnes qui sont passées dans la journée.

 

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Et partout, une ambiance bonne enfant entre les bandes de jeunes, les familles assises dans l’herbe, les solitaires à l’affût de l’ombre. Un ordre organisé, une atmosphère conviviale, joyeuse, surtout en fin de matinée quand le podium a commencé à s’animer. Evidemment, ce qui m’a le plus interpellée ce sont les groupes de coureurs installés à l’ombre d’un portant qui encourageaient les derniers arrivés quand ils rentraient sur la dernière ligne droite. Applaudissements, surtout, qui leur permettraient de tenir pour les derniers mètres d’effort.

 

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Voilà, vu de l’extérieur, je crois que cette première édition était une édition réussie. Mon mari est rentré fatigué mais fier d’avoir couru le 10 kms, ma copine anxieuse a enfin retrouvé son mari qui a fini le 42 Kms crevé et boitant mais également heureux de l’avoir fait et sur Facebook de nombreux participants ont posté des photos d'après effort, fiers d'avoir couru cette première édition. Ce qui comptait, ce n'était pas que ce soit Eiffage qui l'ait organisé, c'était l'épreuve sportive en elle-même, et tout l'esprit qu'il y a autour ! Donc, un grand bravo à tous les coureurs et gare aux crampes !!!!

 

 

 

© Nathalie GUIRONNET

 

 



16/02/2016
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