Une vie en Afrique

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Kuljuru Keso_Le recyclage du plastique_Guediawaye

Cet article est un complément au précédent : Kuljuru Keso_Diamaguene. Vous trouverez le contact de l'association dans le premier article.

 

L'accueil à Guediawaye est aussi extraordinaire que celui de Diamaguene. Toutes les formatrices arrivent les unes après les autres pour vous être présentées et pour vous écouter. Ensuite, une visite de chaque atelier est organisée, et vous partez en 'cortège' dans les petites rues sableuses pour vous rendre chez ces particuliers qui prêtent leurs maisons à l'association. Là, au pied d'une porte, des chaussures, des tas de chaussures. Et derrière la porte, alors qu'on ne l'entendait pas d'en-bas, un vacarme assourdissant de femmes qui papotent et d'enfants qui jouent et qui crient parmi elles ! Ce sont les nouvelles, celles qui sont en formation pour une semaine. La pénombre s'installe mais elles sont toujours là, à tricoter du plastique. Le cortège s'assoit en face d'elles et les observe, prêt à donner ses conseils. Mais il est temps, je dois partir, je suis déjà très en retard. Il faut visiter le troisième atelier. C'est reparti pour un tour de quartier, toujours en compagnie de Baldé et des formatrices. Nous retrouvons un autre groupe, installé un peu plus précairement dans l'entrée d'une maison. Mais ... elles rient, elles dansent, l'accueil est tellement chaleureux qu'on en oublie l'heure ! L'ambiance est folle, on me pousse vers le fond de la pièce et on me tend une chaise, chacune me fait passer son panier, je ne sais plus comment m'en défaire ! Finalement, j'arrive enfin à sortir et je retrouve tout mon 'cortège' avec qui je repars vers la voiture ! Cette visite était si inattendue, si étonnante, je rentre ravie de tant de rencontres et d'espoirs.

 

Quelques notes sur KULJURU KESO à Guediawaye

Avant l’association, les femmes s’étaient regroupées en GIE. Grâce à d’autres projets humanitaires, elles bénéficient à Guediawaye de cours d’alphabétisation en wolof 3 fois / semaine le matin (3 heures/jour) financés par une structure espagnole jusqu’en janvier 2014. Les cours sont très ciblés (cuisine, hygiène, etc.).

 

A Guediawaye, 4 formatrices encadrent les trois ateliers. Environ 90 personnes ont été formées ici. Les femmes se retrouvent toute la semaine sauf le samedi et le dimanche : elles suivent des cours d’alphabétisation et préparent ensemble du jus de gingembre ou de bissap pour le vendre. Les jours hebdomadaires de marché (lundi, jeudi et samedi), elles vont chercher les sacs. Elles ont sensibilisé une partie des commerçants pour qu’ils leur gardent des sachets.

 

Balde nous explique qu’au début il n’est pas facile de faire comprendre aux femmes que ce travail de recyclage n’est pas un travail dénigrant (ramasser des poches usagées peut paraître dégradant) et qu’au contraire il participe à la sauvegarde du patrimoine naturel du pays. C’est par un travail psychologique qu’il arrive à faire comprendre aux nouvelles l’intérêt de leur activité. Baldé est le seul homme de la structure, il apprécie de travailler avec des femmes, précisant que « les femmes sont des hommes comme tout le monde ».

 

 

 



20/04/2013
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