Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Dakar et Sénégal - Petite fiche d'identité

Petit topo sur le pays et la presqu’île dakaroise

 

 


La capitale sénégalaise est implantée sur la presqu’île du Cap-Vert (environ 15 Kms). Si le pays n’est pas un géant africain, il est encadré par la Mauritanie et le Mali qui sont eux des mastodontes d’un point de vue géographique, alors que la petite enclave Gambienne est encore plus modeste. Bordé par la mer sur sa façade atlantique, les plages de sable et coquillages concassés en font un atout pour le pays. Seule la Casamance présente une végétation tropicale luxuriante, alors que le reste du pays est plutôt formé de dunes de sable et de plateaux secs, excepté aux abords des fleuves.


Deux saisons : une période sèche entre novembre et mai, et une saison d’hivernage (été chaud et pluvieux) avec des précipitations entre juin et octobre. Mais comme partout dans le monde, les saisons ne sont plus ce qu’elles étaient, plus ou moins pluvieuses ou sèches, froides ou chaudes. Un vent très agréable en bordure de mer rafraîchit pendant la saison sèche, alors que l’harmattan (vent de sable) s’installe pendant plusieurs semaines entre décembre et mars. Dans l’intérieur du pays les températures sont nettement plus élevées qu’à Dakar.


Emblème du pays, le baobab domine de sa présence massive les paysages sénégalais. Manguiers et cocotiers sont aisément reconnaissables. A Dakar, on peut aussi admirer de vieux et magnifiques fromagers.


D’une richesse ornithologique exceptionnelle, le pays n’est cependant pas réputé pour sa faune où l’on peut néanmoins croiser crocodiles, hippopotames, phacochères et singes, ainsi que de nombreuses espèces de reptiles, varans, caméléons, etc. Il faudra aller dans les parcs nationaux pour découvrir d’autres espères plus rares.

 

D’un point de vue historique, cet article ne s’étendra pas à résumer quantités de livres écrits sur le pays. Ce qui importe c’est que, marqué par l’esclavagisme, et après l’arrivée des européens en terres africaines, s’en suit une période coloniale de plus d’un siècle. Le pays obtient finalement son indépendance en 1960. Depuis lors, il ne cesse de faire preuve de clairvoyance en matière de gérance politique, démontrant qu’il n’a pas d’exemple à recevoir des autres démocraties, preuve s’il en est, de sa différence ‘africaine’.


D’un point de vue population, l’ethnie la plus nombreuse est wolof, à 90% musulmane. Cependant, Peuls, Toucouleurs, Sérères, Mandingues et Diolas sont répartis sur le territoire mais en des zones bien précises. Minoritaires, les Maures, les Libanais puis les expatriés, alors qu’on dénombre pas moins de 20 000 français inscrits au registre de l’Ambassade de France. Côté religion, l’omniprésence d’un islam modéré et tolérant (une minorité de la population se réclame chrétienne - environ 10%) ne pèse pas sur la vie quotidienne. L’animisme reste fortement ancré dans les coutumes, et sorciers, féticheurs, chefs spirituels ou « marabouts-cognac » (charlatans vendant sorts et amulettes) en profitent également. Le Marabout, craint et respecté, est consulté par l’ensemble de la population dans de nombreux domaines.


La société sénégalaise est une société en mutation, gestationnelle ; particulièrement riche d’un point de vue sportif (figurée par la lutte libre) et culturel (littérature engagée, musique oscillant entre tradition et métissage plus contemporain avec l’arrivée de l’affro-jazz, du hip-hop et de la salsa ou cinéma déclinant malgré des productions remarquées, arts plastiques très présents notamment en matière de peinture et sculpture), elle est en évolution permanente, bouillonnante, et s’ouvre peu à peu aux yeux occidentaux au travers des festivals et évènements culturels variés à travers tout le pays.

 


Dakar

 

L’actuelle capitale sénégalaise a été fondée en 1857 (Gorée était alors surpeuplée). On peut se promener sans risques à Dakar, même s’il est conseillé de faire attention aux abords des marchés et le soir. On n’y sent pas l’insécurité qui marque fortement certaines capitales africaines. Par contre, et même si cela a évolué (dans le bon sens) depuis une dizaine d’année, on continue à être accosté par des vendeurs à la sauvette (on les surnomme aussi « bana-bana ») slalomant entre les voitures, des « guides touristiques improvisés » ou des arnaqueurs. Si les premiers insistent moins, les deuxièmes vous suivent sur plusieurs mètres alors que les derniers sont particulièrement collants. Leurs cibles sont toujours les mêmes : le touriste et l’expatrié, bien que les derniers affichent maintenant les attitudes adéquates pour les éviter, notamment en ignorant leurs invectives. « Ici c’est l’Afrique c’est cool », « On est collants comme les mouches mais pas piquants comme les moustiques », « Hé, le Sénégaulois » sont des phrases bien rôdées destinées à vous accrocher et à vous faire ralentir.

 

Pour visiter Dakar, rien ne vaut de marcher, mais si vous êtes fatigués, prendre un car rapide vous permettra de faire des rencontres pittoresques : les « mamas » en boubou y côtoient les costumes-cravates et les pin-up en talons hauts (on les appelle ici "les disquettes") ! La promiscuité permet d’échanger plus librement avec des dakarois qu’on n’a pas l’habitude de rencontrer et d’y apprendre beaucoup sur leurs habitudes de vie !

 

Dakar est une ville multi-culturelle, vivante, bien qu’à mon avis l’information passe plutôt mal et se limite à la périphérie de certains quartiers. Agréable à vivre, aérée du côté résidentiel mais oppressante du côté populaire, le double visage de Dakar permet d’y trouver les bons et mauvais côtés de l’Afrique et de l’Europe. Un mix des coutumes, des mœurs et un métissage flagrant de plus en plus présent parmi les strates dakaroises.

 

Ville en devenir, étouffée par ses contraintes géographiques, Dakar explose de tout côté, monte des maisons et des buildings, aménage son littoral, s'équipe en luminaires solaires et crée des autoroutes mais oublie d’investir dans l’amélioration des distributions d’eau et d’électricité. A quand la fin des nuisances sonores et polluantes des groupes électrogènes ?

 

Avec un nouveau président aux rênes du pays, on espère que l’année 2013 sera l’année des changements.

 



06/04/2012
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