Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Bref ....

Histoires brèves .....

 

  

Créé le 03/09/2010

Modifié le 04/05/12

 

 

 

Trop drôle !!

 

Drôle de formule - Mars 2012

 

Au Sénégal depuis 7 mois maintenant, c'est en parcourant les marchés dakarois que j'ai découvert une drôle de formule : quand on achète du tissu, notamment, il n'est pas rare, si on écoute (!), d'entendre le commerçant dire que 1=2 ou 3. Quand on s'arrête sur l'expression (sûrement l'une des favorites des vendeurs), il faut comprendre que l'on n'achète jamais une pièce, mais un ensemble de 2 ou 3 pièces. C'est la première fois que j'entends ça en afrique, intéressant comme concept !

 

 

Une corrida en pleine capitale éthiopienne - Juin 2011

 

Un boeuf fougueux courant en pleine rue dans un quartier populaire éthiopien, c'est rare car en général les troupeaux sont plutôt tranquilles et 'tenus en laisse' ! Une foule autour qui s'enfuit, une voiture (en l'occurence la nôtre) qui arrive dans sa direction, et le boeuf se détourne et continue sa course folle, alors qu'un éthiopien le stoppe net dans sa course en attrappant sa queue d'un coup sec ! Intéressant comme technique, et hautement improbable de revoir ça une deuxième fois !

 

 

Une montre en retard ! Juin 2011

 

Une montre dans le placard depuis un an, offerte à l'occasion d'un anniversaire, et l'occasion de la mettre se présente alors que le bracelet de celle que je porte d'habitude me lâche. Et me voici avec ma belle montre extra plate, extra fine, SWATCH, et plusieurs semaines de questionnements. Un premier arrêt, je change la pile et range la montre ; un mois plus tard, la montre fonctionne mais retarde, je change à nouveau la pile. N'ayant plus le choix je porte enfin la montre, et là je me rends compte que celle-ci prends 5 minutes de retard toutes les heures, alors que la pile est presque neuve. Et bizarrement, c'est en enlevant la montre un soir que je me rends compte que de toute la nuit aucune minute de retard n'a été prise. Bref, je remets la montre, et là j'accumule de nouveau le retard. Bon, donc, explication : je fais retarder cette foutue montre, moi, enfin l'énergie que je dégage, et du coup, elle est importable, pratique, non ? Donc, pour être à l'heure, il faudrait qu'au lieu de la régler toutes les heures, je l'avance une bonne fois pour toute, et peut-être qu'à la fin de la journée je serais enfin à l'heure ! Et surtout, je serais systématiquement en avance !

 

 

Mayotte, inconnu au bataillon !  Avril 2011

 

Finalement, pour ceux que cela intéresse, la poste éthiopienne a envoyé le colis à l'adresse expéditeur (j'avais heureusement écris l'adresse de ma mère en France) ! Du coup, après l'avoir récupéré, je l'ai envoyé moi-même à Mayotte, je ne vous raconte pas le coût carbone généré par l'envoi de ce colis !

 

 

Mayotte, vous connaissez ? 09 mars 2011

 

A la poste Ethiopienne pour envoyer un cadeau de naissance à Mayotte, là je me rends compte du challenge que je me lance ; d'ailleurs, le postier au comptoir, outre le fait de me faire répéter plusieurs fois le nom de l'île, m'informe que c'est la première fois de toute sa longue carrière de + 25 ans à la Poste qu'il entend parler de cet endroit et qu'il va affranchir un courrier pour cette destination ! Donc, on sourit (un peu forcé quand même), on explique avec moults détails où se trouve Mayotte, et il finit par sourire et me dire ... à MAYOTTA. Bon, si on veut ... Bref, comme en plus mon colis pèse 1 Kg, il me propose une grande enveloppe craft sans renfort, basique, car sinon je vais payer le double si je prends un colis (2 Kgs minimum) ! Evidemment, si je n'ai pas envie de voir mon enveloppe arriver déchirée, voire vide, j'opte pour le colis qui  me coûtera le double du cadeau ! Finalement, un beau cadeau non ? A condition que la poste Ethiopienne trouve MAYOTTE !!

 

 

Les p'tits mouchoirs  15 janvier 2011

 

L'Ethiopie est le pays des p'tits mouchoirs : environ 4 feuilles de papier consommées par jour, pendant près de deux ans, et cela fait un total de 2 880 feuilles jetées, soit un peu moins de 29 boîtes, à moi toute seule !! L'altitude, un climat sec, une pollution intense, et un réveil systématiquement le nez bouché, et voilà comment rajouter au problème de la réduction des déchets ! Enfin, ça ferait même un peu plus car il faut compter quelques jours après le départ du pays pour retrouver une situation moins ... ou plus .... agréable ! Et ne pas oublier de multiplier par un bon % d'expatriés résidents en Ethiopie, j'espère bien ne pas être la seule !

 

Imaginez le nombre de crottes de nez produites en deux ans, ou n'imaginez pas, c'est complètement fou, et n'allez pas penser que je passe mes journées à me curer le nez, non, mais je reconnais que c'est dur ... de l'éviter ! Et les éthiopiens dans tout ça ? Et bien, ça leur arrive aussi de se nettoyer le nez en public, mais j'espère qu'ils sont habitués des faits et ne consomment pas autant de papier, après comment ils font, c'est leur problème !

 

 


 

Décembre 2011

 

Un petit texte, envoyé par ma marraine, à méditer un peu à l'heure où l'on manque de confiance et où l'on se laisse abattre trop facilement !! Prenez le temps de le lire, il est à la fois instructif et revalorisant !

 

"Voici le parcours du combattant du "héros" dont je te parlais tout à l'heure ...

 

 

" L'évènement cellulaire se produit dans un instant d'extase et se traduit par l'injection en force d'un peu plus de deux cent cinquante millions de spermatozoïdes dans un conduit vaginal.

 

Telle une meute de marathoniens anxieux, les spermatozoïdes se mobilisent rapidement, puisent dans leur réserve d'énergie et entament une course herculéenne contre la mort ; une course extraordinairement ardue et périlleuse qu' un seul d'entre eux pourra remporter, condamnant ses semblables à une existence brève et d'une accablante futilité.

 

Leur première tâche est de pénétrer le mucus obstruant la cavité utérine. Malgré une formidable barrière, les spermatozoïdes, unis, auront tôt fait de triompher. C'est néanmoins une victoire à la Pyrrhus. Dix millions de gamètes de la vague initiale périront, un sacrifice nécessaire pour évacuer leurs enzymes afin de rendre le passage possible pour d'autres.

 

L'épreuve suivante, réservée à cette horde d'entités éphémères, consiste à traverser l'étendue utérine relativement gigantesque - ce qui équivaudrait, quant à la distance et au danger, à longer la Grande Barrière de Corail pour un minuscule poisson.  Cependant, même cet obstacle, apparemment insurmontable, est franchi par quelques milliers d'individus chanceux et robustes qui atteindront l'entrée des trompes de Fallope, abandonnant derrière eux une multitude de malheureuses victimes.

 

Mais la tâche n'est pas accomplie.  Une fois dans les replis des trompes, ceux qui ont eu la bonne fortune d'entrer dans celle qu'il faut sont maintenant galvanisés par le chimiotactisme du liquide folliculaire.  Quelque part dans le lointain, au delà d'un tortueux et traître segment de douze centimètres, repose le Graal du spermatozoïde, un ovule récemment libéré, entouré de follicule, une masse pareille à un nuage.

 

Stimulés par l'irrésistible attraction chimique, un contingent de gamètes mâles réalise l'impossible et cerne sa cible. Exténués d'avoir parcouru un si long trajet et évité les macrophages prédateurs qui ont englouti tant de leurs frères, ils sont à présent moins d'une centaine et leur nombre se réduit rapidement.  Alors les survivants foncent sur l' oeuf haploïde dans une ruée effrénée.

 

Après un laps de temps étonnamment court d'une heure et vingt cinq minutes,  le spermatozoïde vainqueur,  avec une ultime oscillation de son flagelle, percute de la tête la corona radiata de l'ovule.  Frénétiquement, il s'insinue dans les cellules du follicule pour mettre son acrosome en contact avec la zone pellucide de l'ovocyte et se lier à elle.  Dès lors, la course est terminée. Enfin, et cela provoquera sa mort, le vainqueur libère dans l'oeuf l'information génétique contenue dans son noyau pour former le pronucléus mâle.

 

La quinzaine de spermatozoïdes qui ont également réussi à atteindre l'ovocyte, quelques secondes après le vainqueur, sont dans l'incapacité d'adhérer à la zone pellucide durcie. Leur réserve d'énergie étant épuisée, leur flagelle cesse bientôt de s'agiter. Il n'y a qu' une seule place et tous les perdants sont rapidement balayés, engloutis et emportés par les redoutables macrophages maternels.

 

Dans l'oeuf maintenant fertilisé, les pronucléus maternel et paternel migrent l'un vers l'autre. Leurs informations génétiques fusionnent pour aboutir aux quarante six chromosomes d'une cellule humaine, le zygote.

En vingt quatre heure, il se divisera au cours d'un processus, le clivage, marquant la première étape d'une succession de phénomènes qui, vingt jours plus tard, aboutira à la formation d'un embryon."

 

Une vie commence... La lecture même de ce combat est également exténuante tu ne trouves pas ?  On se prend malgré soi à vivre cette épopée et à la fin on a envie de pousser un ouf de soulagement . Mais que cela est beau ... " . 

 


 

 

Je pars, tu me quittes - 03 septembre 2010

 

Ce midi je reçois un appel de mon mari m'informant qu'il est, fait exceptionnel, déjà à la maison : il est midi et quart, je suis toujours au travail, avec les enfants, alors je lui réponds rapidement par sms : "je pars". La journée suit son cours, et dans l'après-midi, alors que je suis sur le chemin du retour, je reçois ce message téléphonique : "tu me quittes ?". Incompréhensible, scotchée sur mon fauteuil, j'appelle le fauteur de trouble et lui demande ce qui lui prend de me poser cette question, ce à quoi il répond qu'il vient de recevoir mon message (de midi) lui disant que je pars. Forcément, à quelques heures près, le contexte différent engendre des incompréhensions qui pourraient être ... fâcheuses ! C'est son côté farceur qui ressort, parfois !

 

 

 

 

 

(à suivre)



03/09/2010
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