Une vie en Afrique

Une vie en Afrique

Billet n°8 // Noël entre France et Afrique // décembre 2013

Il ne se passe pas un jour sans que je m’étonne que nous soyons déjà en décembre. Dire que le 24 est déjà passé, et ça ne me fait aucun effet tellement je n’y crois pas, c’est simple, ce n’est pas possible, c’est trop tôt, la fin de l’année est déjà là !

Il faut dire que je suis rapidement passée en France à la mi-décembre et que j’ai adoré l’ambiance festive dans les rues et les magasins, bien que me laissant un arrière goût de nostalgie. Musique de Noël et lumières scintillantes, odeurs alléchantes et cadeaux partout, une société de consommation dans ses excès certes mais une ambiance magique dans les lieux de haute fréquentation.

Cependant, une fois sortis dans les rues sombres peu éclairées par les illuminations de circonstance, l’atmosphère froide et humide, souvent pluvieuse, les arbres nus et bringuebalés dans tous les sens, les arrêts de bus déserts et la lune pleine et bleue nous ramènent à la réalité, une réalité froide et solitaire où tout le monde rentre vite se réfugier chez soi. Et si vous vivez à la campagne, alors l’ambiance est encore plus cauchemardesque, avec de petites routes sinueuses où les ombres d’arbres se cachent de la lune, où les températures baissent encore et où l’absence de bruit vous pousse à accélérer le pas au plus vite tellement ça peut être angoissant !

D’un coup mitigée par cette double ambiance froide et festive à la fois, je ne résiste pas à l’idée de penser que les fêtes en Afrique sont sans doute loin du cliché européen, sans sapin et sans festival de sons, de lumières et d’odeurs, mais l’atmosphère est peut-être plus simple et chaleureuse.

Quand j'étais en France j'étais en position d'attente, je sentais Noël approcher, je l'attendais même avec impatience et avec la même fébrilité qui m'animait quand j'étais enfant.

Une fois de retour à Dakar, j'ai cessé d'attendre, la vie va tellement vite quand on reprend le cour en route. Et puis, à bien y réfléchir, ce qui m’attendait en France n’était rien à côté de la joie de mes enfants quand je les ai retrouvés. Toutes les belles décorations qu’on ne voit jamais en Afrique ne sont rien comparées à notre petit sapin clignotant de rouge et de bleu, aux côtés duquel de petites bougies se consument aussi vite que le temps qui passe. J'ai laissé en France mes rêves d'enfant pour retrouver et porter les espoirs des miens.

C’est le côté ambivalent des expatriés qui vivent loin de tout cela, le choix entre le clinquant et le paraître et celui du vivre simple. Loin de l’ambiance de Noël telle que nous la voyons à la télévision, on a un peu plus de mal à expliquer cette magie qui entoure toujours autant cette période de fin d’année, cette envie de partager et de bien faire suscitée par une simple fête. Et pourtant elle est bien là, cette sensation étrange que l’on peut faire mieux pour les autres, et pour soi. Qu’on va faire mieux et que Noël donne des ailes. Petites, peut-être, mais elles sont là. Les sentez-vous ??

Bonnes fêtes, où que vous soyez, profitez de temps présent et de votre entourage, amis, famille, n’oubliez personne !

 

 


Noël en N&B (pour changer) !



26/12/2013
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