Une vie en Afrique

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Balade en Sénégal Oriental

 

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Village d'Iwol © Quentin GUIRONNET

 

 

Le Sénégal oriental est une région assez enclavée bien qu’accessible par une route plutôt bonne. Habitée par une population mixte d’animistes, de musulmans et de catholiques, la présence d’immigrés guinéens est importante et on y trouve de nombreux groupes ethniques divisant la région de Kédougou en trois entités : les Bassari à l’ouest, les Bédiks (dans les montagnes) et les Peuls au sud. Une région fort intéressante donc si on s’intéresse à la culture de nos hôtes. Avant de partir, nous avons consulté le guide du site www.au-senegal.com et des livres sur les différentes tribus.

 

Du point de vue hôtelier, la chaîne Horizons bleus permet de se déplacer au Sénégal tout en profitant d’une qualité et d’un confort très appréciables.

 

A cette époque de l’année (février) il fait déjà chaud dans le sud-est du pays (environ 40°C à l’ombre). Mais il s’agit d’une chaleur sèche donc bien plus supportable qu’on ne le pense. Néanmoins, le soleil est implacable, il faudra donc se prémunir contre l’insolation et la déshydratation.

 

La route est relativement bonne, hormis le tronçon Fatick - Kaolack, que l’on évitera en passant par Gossas. Au compteur, environ 498 kms pour rejoindre Tambacounda, 7 heures de trajet et un arrêt d’une heure pour déjeuner. Et pour l’ensemble du voyage, soit l’aller et retour Dakar-Kédougou + la visite du parc + la région de Kédougou, nous avons totalisé environ 1 900 kms en une semaine.

 

Le mieux c’est quand même d’y aller en 4x4 climatisé et de prévoir une place disponible pour le guide ! N’oubliez pas d’amener une carte routière détaillée de la région car le réseau 3G ne fonctionne pas en de nombreux endroits.

 

Côté budget, tout dépend forcément du nombre de personnes que vous êtes. A titre d’exemple, pour notre famille de 6 personnes, compter environ 1 200 000 cfa (hors essence et péage) avec de nombreux pique-niques le midi ! Et surtout surtout, dernier conseil : prévoyez beaucoup de monnaie (petits billets).


Jour 1 // Dakar-Tambacouda

En partant tôt, possibilité de continuer vers Wassadou pour y dormir.

Bien que partis à 7h45, nous avons pris les embouteillages liés aux travaux du pont de la Patte d’Oie puis à l’entrée du péage (prévoyez un badge Rapido).

La route est très bonne jusqu’à Tambacounda. Pour aller plus vite, nous avons pique-niqué en route à l’ombre des baobabs.

A Tambacounda, petite ville au charme désuet, un bon hôtel de la chaine Horizons Bleus, avec piscine, climatisation et restaurant, accueille les hommes d’affaires et les touristes.

En arrivant, profitez de la piscine !!!!!

Nous vous conseillons de faire un petit tour en ville avant de la quitter, notamment vous pouvez visiter l’ancienne gare (+100 ans – Ligne Dakar Bamako – un train de marchandises/jour) et l’hôtel de la gare d’architecture d’époque qui accueillait avant les voyageurs. Face à la gare, le marché plutôt accueillant, où vous trouverez du pain de quartier (celui à 100 cfa), des beignets et gâteaux. Après le marché, il vous reste aussi à voir la préfecture, un beau bâtiment ancien qui demande à être restauré certes mais où l’on vous accueillera avec plaisir pour vous expliquer les beaux temps du bâtiment.

Stations service avec boutique (pringles, gâteaux, jus, sodas et eau, nécessaire de toilette).

Avant de partir, repensez à la piscine, on vous demande de libérer les chambres pour 12h !!!! Puis prévoyez de faire le plein de bouteilles d’eau froides et d’essence à la station avant de partir vers Wassadou.

Hôtel Relais de Tamba – 33.981.10.00 ou tamba@hbsenegal.com // piscine, climatisation, wifi, petit frigidaire dans la chambre – à l’entrée de la ville sur votre gauche

Chambre triple + pdj : 40 000 cfa

Chambre double + pdj : 32 000 cfa

Dîner : carte ou menu (7 000 cfa)

 


Jour 2 // Tambacounda – Wassadou

A 70 kms de Tambacounda. Sur la route de Kédougou. Deux ou trois kms avant Wassadougou, franchir la rivière (pont), c’est la deuxième piste sur la droite (fléché). On y arrive par une jolie piste étroite bordée de très beaux arbres.

Nous vous conseillons, pour son magnifique panorama sur le fleuve Gambie, le Campement de Wassadou – 70.860.51.52 ou 70106.23.27 ou 70.105.66.09 ou +221 33.982.36.02 // wassadou@niokolo.com  – Si vous avez la 3G, Google map vous amène au campement. Mais après, il n’y aura plus vraiment de réseau téléphonique.

Case double : 25 800 cfa

Case triple : + 8600 cfa

Petit-déjeuner en supplément : 2 800 cfa/pers.

Dîner adulte : 7 200 cfa/pers. // dîner enfant (jusqu’à 11 ans) : 5 300 cfa/enf.

Possibilité de négocier pour les tous petits enfants 50 % ou même la gratuité.

Les cases sont sommaires mais avec sanitaires intégrées, sans eau chaude, ventilées avec moustiquaires. Attention : électricité de 19h à 23h seulement.

Vous pouvez déjeuner en arrivant à Wassadou mais il faudra commander par téléphone au préalable.

Le repas est bon et l’accueil satisfaisant (menu identique pour tous).

Vous pourrez faire une ballade en pirogue sur le fleuve pour admirer les hippopotames, et les oiseaux, singes, varans, etc. La promenade se fait le soir ou le matin tôt. Possibilité de se baigner pendant la promenade. Compter 5 000 cfa/pers. // 6 pers. max par bateau – Egalement : pêche + canoe

Attention, il y fait très chaud, même à l’ombre des magnifiques fromagers.


J3 // Wassadou - Parc du Niokolo Koba - Mako

Essayez de quitter tôt le campement de Wassadou. Prendre la route de Kédougou jusqu’à Dar Salam (environ 25 minutes de route) où se trouve le poste d’entrée du parc où il faut s’acquitter du règlement.

Voiture : 5 000 cfa + guide (10 000 cfa – possibilité de n’en prendre qu’un pour deux véhicules) + droit d’entrée de 2 000 cfa/pers. (tarif unique enfant/adulte).

Attention, prévoyez de la monnaie !!!! Si vous le désirez vous pouvez louer des jumelles à 2 500 cfa/paire.

Il faut bien une journée entière pour en profiter, mais attention : 4x4 recommandé ! Vous allez sillonner les pistes du parc toute la journée, on descend de temps en temps aux Points de vue. Les paysages changeants sont magnifiques et on voit quand même des animaux, mais peu comparé à la surface qu’occupe le parc ! Néanmoins pintades, phacochères, dik-diks, calaos (trois espèces différentes), singes verts et baboins, gazelles de toutes sortes (antilope cheval hypotrague symbole du parc), etc. Déjeuner dans le Campement du Lion ou à Simenti (mais les deux sites sont particulièrement peu entretenus – Simenti surplombe le fleuve Gambie et on peut y faire une ballade en pirogue). Nous avons pris l’option de pique-niquer sous la paillote du Simenti tout en commandant boissons et cafés. Mais les singes sont un peu énervants car très voleurs !!

Nous avons rejoints trop tard le poste de garde à 23 Kms de Dar Salam sur la route de Kédougou. Il vous faudra ramener le guide ou lui donner 5 000 cfa pour son retour, à vous de choisir et de prévoir car la route de nuit vers Mako est assez éprouvante. Seulement 100 kms entre Dar Salam et Mako mais la route est  mauvaise sur certains tronçons (nombreuses ornières et nids de poule), avec des dos d’âne, et on prend le risque de heurter les animaux qui traversent !

A Mako, le campement Keur Anick est bien indiqué (un panneau avec un hippopotame) sur la droite après le pont mais ensuite c’est un peu plus compliqué. Compter moins d’un Km entre la route et le campement.

Nous avons été déçus par ce campement : chambres sans papier toilette ni savon (il faut demander), salles d’eau très mal agencées, globalement un campement assez sale et mal entretenu. Néanmoins il est équipé en solaire et les ventilateurs fonctionnent toute la nuit, heureusement car on étouffe très vite dans les cases. On peut aussi vous mettre de l’eau au frigidaire pour le lendemain. Avec un peu de chance vous pourrez y voir des hippopotames car l'hôtel est agréablement situé en bord de fleuve.

Le diner, à base de fonio et de ragoût de bœuf était très correct (salade de mais en entrée et orange en dessert) vu le prix que nous avons payé, sans doute un des hébergements les moins chers de notre périple en Sénégal oriental, d’autant que là aussi nous avons obtenu la gratuité jusqu’à 4 ans et 50% pour les moins de 8 ans.

Campement Keur Annick

77.405.19.41

Nuit en demi-pension (dîner+petit-déjeuner) : 13 500 cfa/pers.


J4 // Mako – Ethiolo – Salemata

En quittant tôt Mako, prenez la direction de Kédougou où vous pourrez vous ravitailler en essence, eau fraîche et si besoin en pharmacie (Pharmacie Keneya – 33.985.15.25). On y a même trouvé une supérette ! On y arrive assez vite (environ 45 kms). Demandez, on vous indiquera la route de Salemata. C’est une belle piste, avec parfois des passages un peu chaotiques mais dans l’ensemble en assez bon état. Le paysage est agréable, avec des mimosas africains et des villages peuls. Compter environ 2 heures de route.

Un peu avant Salemata, on vous indiquera la piste pour Ethiolo (il y a un panneau couché sur le côté !). Deux moyens d’y accéder : vous pouvez faire la boucle car la première est certes plus rapide mais la deuxième plus agréable vous permet de visiter des petits villages perdus dans la brousse ! La route n'est pas bien bonne mais elle a le mérite d’exister et de nous permettre de rejoindre le campement de Balingo qui vous prépare un déjeuner simple mais goûteux sur commande que vous dégusterez à même le plat assis sur des nattes, sous un gros manguier. Le campement est propre, écologique, équipé de solaire, et l’accueil chaleureux. On vous trouvera un guide pour visiter une partie du village. Repas : 2 500 cfa/pers.

Nous avons ensuite repris la route de Salemata et rejoint le campement Le Peluun, installée sur une petite colline.

Agréable, propre, avec de jolies petites cases avec salle d’eau (un bac de douche + de l’eau dans une jarre) mais les toilettes sont extérieures (il y en a 4 pour le campement). Le cadre est très joli et soigné. L’accueil de Blaise est agréable. De l’électricité de 19h à 1h.

Le dîner est un menu unique composé d’un plat et d’un fruit.

Comptez 4 500 cfa/pers./nuit

+ 3 500 cfa/pers. pour le dîner

+ 1 500 cfa/pers./petit-déjeuner

Réservations : 33.985.33.15 ou 77.289.52.30

 


J5 // Salemata – Iwol – Kédougou (pays Bédik)

Prévoyez de partir très tôt si vous envisagez de visiter un ou plusieurs villages Bédiks car ceux-ci sont perchés dans la montagne et l’accès se fait uniquement à pied. Il fait très chaud, emportez au moins une bouteille d’eau/pers. L’exercice nécessite un bon état physique et des enfants aimant la marche.

Il faut s’arrêter à Ibel, prendre un ou plusieurs guides pour monter à Iwol, le plus important village Bédik et le plus proche. Pour la montée, prévoir une demi-heure pour des bons marcheurs sans enfants, sinon 1h – 300 à 400m de dénivelé, équivalent d’un chemin de GR en montagne.

Ce village reculé et accroché dans la montagne compte environ 600 habitants, les cases sont regroupées autour d’un immense fromager et du plus gros baobab du Sénégal, pluri-centenaire.

En arrivant, demandez à voir le chef du village, Jean-Baptiste KEITA. Il vous fera visiter le village et vous expliquera son fonctionnement moyennant 1 000 cfa/pers. adulte. C’est un des plus beaux villages du Sénégal. Vous pourrez y acheter des colliers, des piques de porc-épic et des poupées en terre.

 

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© Quentin GUIRONNET

 

 

A Ibel, après la descente, vous pourrez acheter à boire à la boutique du village ou au campement touristique à côté.

Le guide : nous l’avons payé 5 000 cfa

Pour arriver à Kédougou il vous restera environ 20 minutes de route.

Nous avons opté pour le Bédik de Kédougou, un hôtel de la chaîne Horizons Bleus.

Le cadre est verdoyant, encore plus agréable qu’à Tambacounda, toujours avec une piscine, de la climatisation, et la même carte de restaurant pour la chaîne d’hôtels.

Mêmes prix que pour le relais de Tambacounda.

Réservations : 33.985.10.00 – Restaurant avec vue sur le fleuve Gambie.


J6 // Kédougou – Dindéfélo - Kédougou

Comme l’hôtel est très agréable, nous avons pris l’option de rayonner depuis Kédougou. Réveil le matin avec les cloches de l’église à proximité de l’hôtel qui sonnent le dimanche à 8h30 !

La cascade de Dindéfélo se trouve à environ 40 minutes de Kédougou. Nous avons essayé de monter la colline pour accéder à la cascade d’en haut, mais la route est difficilement praticable et nécessite un 4x4 avec « une garde au sol élevée » (beaucoup de rochers et d’ornières).

La cascade : est accessible à pied à partir du dernier campement – compter 30 minutes de marche à l’ombre dont une partie dans la forêt. Nous avons pris un guide pour nous y amener.

Cette cascade est la plus haute du Sénégal (100m) et forme au pied de la falaise un petit bassin dans lequel on peut se baigner. L’eau est à environ 15°C, très rafraîchissante après la petite marche. Pas d’insectes. Nous y avons pique-niqué, recommandations d’usage qu’il est toujours bon de rappeler : ne laissez pas de déchets derrière vous ! Ils ne seront jamais ramassés !

Le guide : 5 000 cfa – Aliou // 77.664.58.10

On vous demande de payer un droit d’entrée de 100 cfa/enfant résident et de 500 cfa/adulte.


J7 // Kédougou – Bantako - Tambacounda

Avant de partir, petit passage par la station et la supérette :

Supermarché 1001 merveilles – route de Saraya à côté de la Gouvernance // 77.993.93.20 ou 77.546.77.05 ou 33.985.19.69 (fruits, chips, gâteaux, charcuterie et fromage, etc.).

Sur le chemin du retour, un arrêt chez les orpailleurs s’impose ! Le village de Bantako n’est pas indiqué sur la carte routière ni sur google map, mais il se trouve à environ 4 Kms au sud de Tamborototo. Un panneau sur la droite vous indiquera l’accès. Compter environ 6 Kms entre le panneau du bord de route et le village.

Ce gros village n’existe que grâce à l’orpaillage et accueille de nombreux travailleurs immigrés de Guinée, du Mali, de Côte d’Ivoire, etc. Vous devez vous arrêter à la maison du Chef du village pour vous présenter, obtenir l’autorisation d’aller visiter le site qui se trouve à 6 Kms, et trouver un guide.

Le site d’orpaillage s’étend sur les deux berges du fleuve Gambie (pirogue à 400 cfa/pers./aller et retour). Les orpailleurs creusent des trous de 10 à 40m de profondeur d’où ils extraient des pierres contenant de la poudre d’or. Ce site est dangereux à visiter avec des enfants, il faut être très attentif à ne pas tomber dans les trous.

Attention, les orpailleurs ne travaillent pas le lundi et le vendredi, ni pendant l’hivernage.

Un responsable de la sécurité vous accueillera sur place également. Il s’agit de Waly Camara (Chef du Dioura -77.170.80.62).

Le guide : Ibrahima – 78.366.59.19

Nous avons ensuite pique-niqué à l’ombre des arbres mais nous avons aussi été attaqué par les insectes, ce n’était pas forcément la solution. Mais le problème sera de trouver où manger ensuite sur la route de Tambacounda.

Nous avons passé notre dernière nuitée au Relais de Tamba, comme à l’aller.


J8 – Tambacounda – Dakar

Dans ce sens, et en semaine, il faudra compter avec les très nombreux camions citernes sur la route de Dakar.

Pour le déjeuner, si vous ne voulez pas pique-niquer (de notre côté les enfants en avaient marre des pâtés et sardines !), vous pouvez vous arrêter à Kaolack à l’hôtel Adjana, un bel établissement installé en bord de fleuve. Désespérément vide, il ne vit qu’avec les voyages incentive, vous ne devriez pas être trop dérangés ! Attention cependant : il faudra négocier sec l’accès piscine gratuit (ne pas hésiter à faire appeler le gérant sinon compter 5 000 cfa/adulte) et la carte est chère (5 000 cfa l’assiette de pommes frites au four, bonnes mais quand même), 3 000 cfa la bière, entre 8 000 et 12 000 cfa le plat !!!

Hôte Adjana – 33.938.42.90 – hoteladjana@yahoo.fr

 


 

 

A prévoir dans vos bagages :

Lampes torches

Anti-moustique

Pharmacie complète

Goûters (gâteaux, fruits frais et secs, chips)

En complément des petits-déjeuners : nutella, brioche, chocolat en poudre, lait (si vous n’aimez pas le lait déshydraté – uniquement pour les campements) et confiture

Si vous pique-niquez : couteaux, sacs poubelle et sopalin, pâtés en boîte, sardines, « pinton », vache qui rit, fruits, compotes à boire, chips. Le pain se trouve facilement sur place.

Eau (au moins un pack/famille) au cas où ….

Des serviettes de bain, un sac

Des cartes routières de la région (aux 4V ou Chez mon ami) car le réseau 3G n’est pas présent partout.

Des jeux pour les enfants

 

Article co-signé par Blandine J. et Nathalie G.  

© Une vie en Afrique et N.GUIRONNET



03/03/2016
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